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Raclette et gueule de bois (ou comment gérer les repas en société)

C’est l’occasion parfaite pour te parler de comment j’ai pris l’habitude de gérer les repas « sociaux ». La tristesse de bien des gens qui sont au « régime » (arrêtez ça, vraiment les amis, faites-vous du bien), c’est d’avoir peur des repas avec les potes, des verres après le taf, des déjeuners patapoufs du dimanche midi avec la famille.

C’est chiant, d’avoir peur d’un repas. Vraiment, je t’assure.

Moi qui suis ta gourou de « manger en restant cool » depuis bien longtemps : hier soir, raclette à la maison avec des copaings. Avec du vin blanc (trop). Bon, j’ai mangé à ma faim, comme d’habitude, et plutôt lentement pour en profiter aussi longtemps que les autres convives qui se gavent naturellement avec la raclette. Je profite du grill au-dessus de l’appareil pour faire griller des champignons (quel délice, les amis) et des courgettes et un peu de crevettes (je ne mange pas de charcuterie).

Dessert, me restait un peu de place pour du fondant au chocolat (j’avais fait exprès de limiter sur la raclette pour du bon dessert). J’ai donc au final mangé quand même plus que pour un repas « normal, et j’ai moins géré la quantité de vin : j’ai trop bu.

Résultat ce matin : petite gueule de bois mâtinée d’un trop-plein inhabituel de bouffe grasse (= fromage fondu), j’étais bien patraque. J’ai mangé un peu de pain de seigle en arrivant au boulot, glouglouté une bonne demi-bouteille d’eau et une bonne demi-cafetière et geint une bonne demi-matinée. Et ce midi je pense tenter une petite salade toujours avec du pain de seigle (pas pour faire blogueuse healthy hein, juste parce que MEILLEUR PAIN DU MONDE). Parce que je sens que mon estomac réclame de la bouffe, mais mon cerveau me dit « ATTENTION MEUF FAIS PAS DE DEGATS ON EST ENCORE EN TRAIN DE DIGERER LE GRAS LA DESSOUS ». Voilà : aucune envie de manger donc.

Je te le dis : ton corps est bien foutu, et il faut l’écouter. Il a souvent raison le bougre.

L’instant gourou est terminé, tu peux reprendre une activité normale ! Tandis que moi je pense avec un gros soupir au nouveau dîner chez d’autres potes ce soir… My my my.

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1 mois

Bilan de poids après 1 mois : 2 kilos en moins sur la balance. Je suis plutôt très saoulée, mais que veux-tu : on connaît les caprices du corps et du métabolisme.

Gneu.

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1001

J’aime bien, moi, les départs à zéro. Même quand y en a 1000 ! Je suis au 1001ème, mon Everest se dresse devant moi comme jamais.

Mais, j’ai jamais été aussi bien équipée. J’aimerais bien te faire une belle allégorie à base de piolets et autres après-skis mais je suis pas sûre sûre.

  • Je me marie ! Pas tout de suite. Mais la date est fixée et en fait, malgré toutes mes marmonneries, j’ai vite réalisé que je voulais une jolie robe. Non, pas une meringue, non, pas un bustier (j’ai rien contre hein, mais c’est pas pour moi). Mais une jolie robe civile, dans laquelle je serai bien à mon aise, dans tout ce que ça peut renfermer.
  • Je me suis pesée ! Hier, après plusieurs mois sans (c’était l’une des composantes de la thérapie : pas de pesée, pas avant que ça n’aille vraiment mieux). Ca va vraiment mieux, et le chiffre sur la balance a été pris avec un petit soupir relatif et non surpris.
  • 111,3.
  • Octobre 2014 : 85.
  • Je suis allée voir Sugarland au cinéma. Petite gifle hein, bien comme il faut. Entre les dégâts du sucre (raffiné, transformé, édulcoré) et mes envies de mieux, il ne m’en a pas fallu plus : j’ai supprimé ce sucre de mon alimentation (sauf sucre caché que je n’aurais pas débusqué…). Je ne suis pas un bec sucré de toute façon, et c’est l’affaire de quelques semaines histoire de se désintoxiquer. Après je cèderai aux vraies envies, de temps à autres. C’est le plan. Toujours sans faire de fixette débile : je veux manger à ma faim et à mes envies, a minima.
  • Je me fais livrer des légumes locaux au bureau ! Grâce à un partenariat de ma boîte avec une plate-forme qui fait le lien entre des producteurs de la région et nous, on peut passer commande d’un joli panier. J’ai testé plusieurs fois, j’ai décidé de m’y tenir chaque semaine : c’est trop confortable de disposer de bons produits pour cuisiner.
  • Je recuisine ! Je me suis équipée d’un Companion de Moulinex. Ca permet de trouver un bon équilibre entre la cuisine (que je ne sais pas vraiment faire) et le temps que j’ai. C’est mon nouveau meilleur ami, je l’aime d’un amour pur et fou.
  • Il est temps. Largement temps de me donner les moyens de ce que je mérite. J’ai toutes les cartes en main, je vais mieux, la dépression est loin et la boulimie encore plus. Ne reste que des habitudes à balayer. Et un objectif très ambitieux à atteindre (la créatrice de la robe dont je rêve s’arrête au 44, je fais un 50/52). J’ai un an.

Si vous avez des encouragements en réserve, je prends 😉

Ce soir ? Soupe de légumes, une lichette de mozzarella et un peu de seigle. C’est le soir, on y va light.

Prochaine fois, je te parle de chrono-nutrition et de mes nouveaux petits-dèj depuis quelques temps (ça va, pars pas, ça va être bien !).

I’m back, baby.

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Silver lining

Il y a un peu plus d’un mois, je t’ai parlé de dépression. De la mienne, en fait. Du verdict de la psy, et de ce que ça pouvait me faire.

Alors comme t’es sympa je viens te donner des news : ça va mieux ! On a plongé tête la première dans une thérapie vouée à trouver les origines de mes problèmes de confiance et d’estime, bah figures-toi que s’il y a plein de problèmes, y a surtout des caisses de raisons à tout ça. On creuse, on creuse, chaque semaine pendant une heure pénible mais nécessaire, et on échange, on parle, on comprend, on tâtonne… C’est DUR. De tout creuser, justement, des trucs que j’avais enfouis dans les tréfonds buissonnants de ma mémoire. Je pleure parfois, et je sors souvent épuisée.

Il semble par ailleurs que j’aie toujours une sorte de reliquat de boulimie. Puissance -1000 par rapport à ce que j’ai pu vivre entre mes 12 et mes 23 ans, mais un reliquat qui s’accroche, le fourbe. Mais qui s’arrangera.

Mais ce soutien, cette écoute, ces échanges par ailleurs passionnants m’ont permis de mettre un coup de pied au fond pour commencer à remonter.

On a clairement pas le cul sorti des ronces, mais très honnêtement, je ne pleure plus pour rien, j’arrive à surmonter facilement des situations qui il y a encore quelques semaines me plongeaient dans une tristesse insurmontable. J’ai des pistes, des idées, des petits clics qui me font dire que j’irai de mieux en mieux.

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Les vilains mots

Parfois ils font du bien, ces vilains mots. Je te disais la dernière fois que j’avais pris la décision d’aller voir une psy. Cette dernière m’a donc informée du fait que j’étais au coeur d’un épisode de dépression.

Soit.

C’est effrayant, bien entendu, de s’entendre dire que c’est pour ça qu’on rit bien peu en ce moment, qu’on pleure beaucoup. C’est assez peu surprenant, finalement, quand elle m’a expliqué pourquoi j’en étais arrivée là. Mais assez encourageant, quand elle dit que c’est rattrapable encore sans médicaments, à ce stade.

Alors j’y vais, j’ai pas le choix de toute façon ! Beaucoup de choses à régler, à délivrer, à apprivoiser, et ce début de dépression (?) va m’y forcer. J’ai besoin d’aller mieux de toute façon, on va tout prendre petit bout par petit bout.