Carnet de Bord, Edito, Uncategorized

1001

J’aime bien, moi, les départs à zéro. Même quand y en a 1000 ! Je suis au 1001ème, mon Everest se dresse devant moi comme jamais.

Mais, j’ai jamais été aussi bien équipée. J’aimerais bien te faire une belle allégorie à base de piolets et autres après-skis mais je suis pas sûre sûre.

  • Je me marie ! Pas tout de suite. Mais la date est fixée et en fait, malgré toutes mes marmonneries, j’ai vite réalisé que je voulais une jolie robe. Non, pas une meringue, non, pas un bustier (j’ai rien contre hein, mais c’est pas pour moi). Mais une jolie robe civile, dans laquelle je serai bien à mon aise, dans tout ce que ça peut renfermer.
  • Je me suis pesée ! Hier, après plusieurs mois sans (c’était l’une des composantes de la thérapie : pas de pesée, pas avant que ça n’aille vraiment mieux). Ca va vraiment mieux, et le chiffre sur la balance a été pris avec un petit soupir relatif et non surpris.
  • 111,3.
  • Octobre 2014 : 85.
  • Je suis allée voir Sugarland au cinéma. Petite gifle hein, bien comme il faut. Entre les dégâts du sucre (raffiné, transformé, édulcoré) et mes envies de mieux, il ne m’en a pas fallu plus : j’ai supprimé ce sucre de mon alimentation (sauf sucre caché que je n’aurais pas débusqué…). Je ne suis pas un bec sucré de toute façon, et c’est l’affaire de quelques semaines histoire de se désintoxiquer. Après je cèderai aux vraies envies, de temps à autres. C’est le plan. Toujours sans faire de fixette débile : je veux manger à ma faim et à mes envies, a minima.
  • Je me fais livrer des légumes locaux au bureau ! Grâce à un partenariat de ma boîte avec une plate-forme qui fait le lien entre des producteurs de la région et nous, on peut passer commande d’un joli panier. J’ai testé plusieurs fois, j’ai décidé de m’y tenir chaque semaine : c’est trop confortable de disposer de bons produits pour cuisiner.
  • Je recuisine ! Je me suis équipée d’un Companion de Moulinex. Ca permet de trouver un bon équilibre entre la cuisine (que je ne sais pas vraiment faire) et le temps que j’ai. C’est mon nouveau meilleur ami, je l’aime d’un amour pur et fou.
  • Il est temps. Largement temps de me donner les moyens de ce que je mérite. J’ai toutes les cartes en main, je vais mieux, la dépression est loin et la boulimie encore plus. Ne reste que des habitudes à balayer. Et un objectif très ambitieux à atteindre (la créatrice de la robe dont je rêve s’arrête au 44, je fais un 50/52). J’ai un an.

Si vous avez des encouragements en réserve, je prends 😉

Ce soir ? Soupe de légumes, une lichette de mozzarella et un peu de seigle. C’est le soir, on y va light.

Prochaine fois, je te parle de chrono-nutrition et de mes nouveaux petits-dèj depuis quelques temps (ça va, pars pas, ça va être bien !).

I’m back, baby.

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Silver lining

Il y a un peu plus d’un mois, je t’ai parlé de dépression. De la mienne, en fait. Du verdict de la psy, et de ce que ça pouvait me faire.

Alors comme t’es sympa je viens te donner des news : ça va mieux ! On a plongé tête la première dans une thérapie vouée à trouver les origines de mes problèmes de confiance et d’estime, bah figures-toi que s’il y a plein de problèmes, y a surtout des caisses de raisons à tout ça. On creuse, on creuse, chaque semaine pendant une heure pénible mais nécessaire, et on échange, on parle, on comprend, on tâtonne… C’est DUR. De tout creuser, justement, des trucs que j’avais enfouis dans les tréfonds buissonnants de ma mémoire. Je pleure parfois, et je sors souvent épuisée.

Il semble par ailleurs que j’aie toujours une sorte de reliquat de boulimie. Puissance -1000 par rapport à ce que j’ai pu vivre entre mes 12 et mes 23 ans, mais un reliquat qui s’accroche, le fourbe. Mais qui s’arrangera.

Mais ce soutien, cette écoute, ces échanges par ailleurs passionnants m’ont permis de mettre un coup de pied au fond pour commencer à remonter.

On a clairement pas le cul sorti des ronces, mais très honnêtement, je ne pleure plus pour rien, j’arrive à surmonter facilement des situations qui il y a encore quelques semaines me plongeaient dans une tristesse insurmontable. J’ai des pistes, des idées, des petits clics qui me font dire que j’irai de mieux en mieux.

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Les vilains mots

Parfois ils font du bien, ces vilains mots. Je te disais la dernière fois que j’avais pris la décision d’aller voir une psy. Cette dernière m’a donc informée du fait que j’étais au coeur d’un épisode de dépression.

Soit.

C’est effrayant, bien entendu, de s’entendre dire que c’est pour ça qu’on rit bien peu en ce moment, qu’on pleure beaucoup. C’est assez peu surprenant, finalement, quand elle m’a expliqué pourquoi j’en étais arrivée là. Mais assez encourageant, quand elle dit que c’est rattrapable encore sans médicaments, à ce stade.

Alors j’y vais, j’ai pas le choix de toute façon ! Beaucoup de choses à régler, à délivrer, à apprivoiser, et ce début de dépression (?) va m’y forcer. J’ai besoin d’aller mieux de toute façon, on va tout prendre petit bout par petit bout.