Edito

Fit, healthy, etc.

J’ai cru à un moment que ces mots me faisaient du bien. Il y a quelques années essentiellement, quand je compulsais chaque soir Tumblr pour y trouver de l’inspiration, des nanas qui balancent des « motivational quotes » sur des photos de paysages.

Des photos de salades de fruits, des bols de soupe, des tupperware de céleri branche, des jeunes gens gaulés en sueur. Et toujours, il faut se battre, il faut y aller, tu peux être comme ça toi aussi ça ne tient qu’à toi, chausse tes baskets et viens, on est bien !

L’idée est bien sûre louable, dans le fond. Sauf que quand on a la confiance en soi d’un poulpe à 3 tentacules, ces injonctions n’ont, à terme, comme effet que de renforcer cette certitude que le moindre échec, le moindre écart fait de vous un gros blob sans volonté. J’ai compris aujourd’hui plusieurs choses :

  • Toutes ces images, toutes ces citations, toute cette bouffe… ce ne sont que des injonctions sociales qu’il convient de suivre pour faire partie du groupe des forts. Les autres sont à la traîne, n’auront jamais de jolie vie, de partenaire valable et de corps synonyme de réussite. C’est faux : toutes les vies valent le coup d’être vécues, qu’elles contiennent ou non 12h de fitness par semaine et des bols d’avocat-fève-kale. Chaque vie doit être menée comme chacun.e l’entend, dans les limites de notre libre-arbitre et des règles nécessaires à une société grégaire plus ou moins équilibrée.

Ces fausses règles à suivre pour être heureux et pour être beau ne servent qu’à rendre malheureux tout le monde. Ceux qui n’arrivent pas à les suivre, parce que ça les renvoie/conforte dans une abîme de mésestime d’eux-mêmes. Et ceux qui y arrivent, à cause de ce qu’ils sacrifient pour une image idolâtrée.

  • On a toutes et tous une morphologie qui nous est propre. Je sais par exemple que je ne ferai jamais un 36 (ou alors en faisant des efforts délirants, ça n’aurait rien de naturel). J’aimerais bien dans l’idéal faire un joli 40/42, je pense que ça m’irait bien (j’étais descendue jusqu’au 44 et je me trouvais déjà plutôt harmonieuse). Voyez, mes repères sont liés à une taille commerciale, c’est quand même un monde !

On ne peut pas toutes avoir le corps qui est recommandé dans ce monde des #fitgirls. Je parle aux hommes également, qui sont confrontés à d’autres types d’injonctions, mais qui ont eux aussi chacun leur morphologie. On n’est pas systématiquement faites pour avoir un ventre plat et dessiné, pour avoir des fesses rebondies (et pas trop grosses). On a de la cellulite parce que le corps est fait ainsi. On a de la graisse là où notre corps décide qu’on en a. On a le corps qu’on décide de modeler, mais on part d’une base existante, et exigeante. Si on s’écoute, si on se regarde, on aura moins de mal à savoir quel corps on est sensé garder, choyer. On en a qu’un, il est tel qu’il est. Le détester ne sert qu’à se détester. Le soigner sert à se soigner. Attention à ne pas abuser de la prescription.

  • Je vais pas vous mentir, j’ai l’impression d’être une fitgirl, moi aussi. Je dois faire autour de 100 kilos (environ… je ne me suis pas pesée depuis des mois, mais je me connais bien). Mon souffle est OK, je fais du sport très régulièrement, je ne suis pas limitée dans mes activités quotidiennes, je mange de façon plutôt équilibrée (et une danette en fin de repas au dîner quand j’ai encore faim). Qu’est-ce qui m’empêcherait de me considérer comme « fit » ? La traduction littérale de « fit » c’est « en forme ». Ben voilà, je suis une #fitgirl. Juste, je dors pas assez, mais bon, personne n’est parfait.

Laissez-vous respirer. Vous êtes en forme, en bonne santé ? Laissez-vous tranquille. Si un changement vous semble important, réfléchissez à l’origine de votre besoin de changer. Et donnez-vous les moyens de changer si vous estimez que c’est important. Et faites-vous aider, si vous ne vous en sentez pas capable.

  • Tout ce vocabulaire n’est qu’un signe d’appartenance à une communauté. Fit, healthy, strong… Soit on les utilise et les met en avant parce qu’on se sent appartenir à cette communauté, soit on veut y entrer. Finalement, en ricochet, tout ceux qui en sont loin ou qui veulent frapper à la porte avec un bol de graines de chia ne s’en retrouvent, comme d’habitude, que diminués. Parce qu’on ne se sent pas à la hauteur de ces personnes qui ont une vie qui leur est propre, qui choisissent de donner beaucoup de temps, d’argent, d’énergie dans l’obtention d’un corps, d’une vie et d’une image qu’il leur convient de renvoyer. Quel prix êtes-vous prêts à payer pour renvoyer cette image ?

Moi j’ai plus trop de sous, et j’utilise mon énergie à avancer d’une autre manière. Tout en me défoulant à la salle de sport dès que j’ai un moment et envie de le faire. L’équilibre, c’est ce vers quoi j’ai envie de tendre. Mais franchement, si l’équilibre n’inclut pas un minimum de fromage, je ne vois pas pourquoi on continuerait.

Tout ça pour dire que oui, prendre en photo sa salade ou sa soupe ou son kiwi coupé dans une coupelle, ça peut faire du bien. Surtout quand on y attache des hashtags répétitifs, parce qu’on a envie que ceux qui s’intéressent à tout cet univers viennent liker et donc valider tout ça. Parce que parfois, on a besoin d’un coup de pouce de motivation, parfois on a envie de voir comment font ces autres à qui tout réussit (cassedédi).

Ce qui fait surtout du bien, c’est d’arrêter de ce demander ce qu’on fait mal. S’il y a bien quelque chose que j’ai compris au cours de ma thérapie, et dont je suis intimement convaincue, c’est qu’il faut s’écouter, pour bien faire. Écouter son corps, chaque jour, pour lui apporter ce dont il a besoin. Qu’il s’agisse de nourriture, de sport, de repos. Parfois même, de sucre (certains jours du cycle sont terribles de ce côté-là…). Ou d’eau. Ou de lumière. Ou de pommes de terre nappées de fourme d’ambert fondue. Vous voyez l’idée, quoi. Si le corps réclame, sans que ça vienne d’une anomalie (dans la tête, au niveau des hormones), c’est que ça fera du bien.

Réapprendre à m’écouter, c’est mon grand chantier. Je pense que c’est le plus important. C’est étrangement difficile, mais pour le coup, ça fait tellement de bien… J’ai l’impression d’avoir trouvé mon chemin toute seule, après avoir demandé la direction à plein d’autres gens qui n’allaient pas au même endroit que moi.

 

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Edito

A blissful season

Depuis que j’ai abandonné les photos de bouffe et les updates « je pèse machin », je ne fais plus ici que des billets un peu mélancoliques, pleins des réflexions et des tempêtes qui font rage dans mon crâne d’adolescente de 28 ans.

Le changement de saison donne toute leur dimension à mes tempêtes.

J’ai fini par admettre qu’il fallait écouter ses propres besoins quand ils apparaissent, et quand ils ne dépendent que de nous-mêmes. Quand les températures baissent et que la lumière décline quelques minutes plus tôt chaque jour, je suis comme un gros hérisson qui veut dormir jusqu’en avril. Si je suis un peu plus raisonnable, je veux juste me terrer avec mes chats, mon café, mes livres et mes plaids. Et puis aussi le chouette type qui partage mon changement de saison avec patience et bienveillance. La fenêtre est toujours ouverte, les petits frissons de froid de l’automne sont toujours les bienvenus (comme le bout du nez tout froid qui dépasse du plaid).

J’aime bien l’automne, malgré les tempêtes.

Edito, Mon parcours

Fais-le tout seul

Et fais-le pour toi. Ca a l’air tout cucul, dit comme ça, mais j’ai envie d’adopter ce ton d’évidence et de paternalisme pour une fois.

*Alerte post plein de trucs persos*

J’aurais pu aussi appeler cet article « la pente ascendante et les dos d’ânes ».
Ca fera bientôt 5 ans que je suis mon chemin pour aller mieux, que je ne suis plus malade, mais que j’ai encore bien des choses à régler. Il ne s’agit pas que d’une histoire de poids à perdre, non. Il s’agit de gagner, pas à pas, un peu d’estime de soi. Il s’agit de ne plus se dévaloriser constamment, de cesser de penser que sa valeur ne dépend que d’un IMC.

Le chemin est long et semé d’embûches sacrément pénibles. Parfois tu sautilles par-dessus et hop-là, voilà l’obstacle derrière toi. Parfois tu te prends une chiée de ronces au passage, et tu t’en sors avec de nouvelles écorchures. Parfois, les ronces se font même accompagner d’un orage et d’une tornade qui suit. Et bon, t’en ressors complètement à plat.

Mais au fur et à mesure que tu comprends les choses et que tu avances, t’es de mieux en mieux armé pour sauter plus haut et swinguer souplement entre les ronces, les fois d’après. Y aura toujours les tornades et les orages, et quelques orties de temps en temps, mais des fois ça pique même pas.

Récemment, j’ai compris 2 choses. 2 GROSSES CHOSES. Je sais, foule en délire, tu te demandes MAIS QUELLES SONT CES DEUX GROSSES CHOSES ? Non, je ne parle pas de mes fesses.

good one
Hinhinhin elle est bonne celle-là

Premièrement, j’ai compris que je me détestais bien plus que je ne l’imaginais au départ. Ca a l’air fort, dit comme ça, mais même si j’ai l’habitude d’en faire des caisses, je pense que je n’exagère pas. J’ai réalisé ça au fil du temps, en me forçant à me regarder, à m’examiner, à m’évaluer. Tout ça est très compliqué pour moi, j’ai passé le reste de ma vie d’avant à me cacher, me dévaloriser, me faire du mal au sens large. La transition n’est pas aisée. Y a des trucs qu’il n’est pas évident de réaliser : par exemple, le fait que je n’aie JAMAIS mis de crème hydratante sur mon ventre. Je veux dire, c’est la partie de moi que j’aime le moins, je le trouve inutile, moche, flasque et puis il me gêne quand je me penche, c’est chiant. Mais de là à pas en prendre soin, et sans s’en rendre compte ? Pourquoi ? J’ai vraiment certaines parties de mon corps en horreur, c’est une chose.
J’ai aussi une bonne partie de ma personnalité en horreur, mais ça je dirais que je lutte toujours après mes 12 ans de boulimie NULLE.
Mais bon, comme je le dis, à chaque fois c’est un peu moins dur, alors ça va. J’ai fait des progrès, j’ai avancé, et je continue d’avancer. C’est tout ce qui compte. Par exemple dimanche dernier, j’ai testé l’escalade (après 12 ans sans en faire), et je suis arrivée sans trop d’efforts en haut du mur de 7m. Et ça, c’est que moi qui l’ai fait, même avec un gros cul dans le baudrier.

Deuxièmement (car non, c’est pas fini), j’ai réalisé récemment, même si je m’en doutais un peu déjà, que j’étais seule, sur ce chemin. Seule avec mes bouts de bois et mes ronces et mes orties et mes catastrophes naturelles. Alors c’est pas pour faire ma calimero, hein, y a des tas de chouettes gens qui ont envie de me soutenir, et de m’accompagner. Mais quand tu te lances dans un défi personnel qui a tellement de zigouigoui chiants qui dépassent de partout, t’es le seul à pouvoir comprendre combien t’en as chié/t’en chies/tu vas en chier.

Il s’agit pas du bikini body de Biba, il s’agit de réinventer complètement ses réflexes et son mode de vie, de faire des erreurs et de se dire que bon après tout c’est pas si grave, on ajuste et on y retourne ! De voir que finalement, certaines solutions, certaines décisions ne sont pas forcément les mieux adaptées. Donc, ben, on ajuste, et on y retourne !

Je vis avec un type relativement compréhensif. Qui connaît mon histoire et les conséquences qu’elle peut encore avoir sur moi, en surface. Malgré tout, il ne peut pas prendre en compte toutes les aspérités de cette histoire, toutes les nuances qu’elles apportent à mes choix et à mon comportement en général. Il ne peut pas comprendre, justement, le premier point cité au-dessus : comment comprendre qu’on peut se détester à ce point, mais avancer quand même et se relever chaque fois qu’on retombe, et sourire entre les larmes qui font dégueuler le mascara ?
Je ne dis pas qu’on est tous pareils, mais je reste persuadée que je suis seule sur ce chemin, et que c’est nécessaire, pour avancer.

N’oublie jamais que c’est toi qui prends tes décisions. Personne ne te force à rester couché. Personne ne t’oblige à faire ce que tu as VRAIMENT envie de faire. C’est toi, qui te pousses au cul, c’est toi qui décide d’aller courir ou de renoncer à la bouffe de merde. C’est toi qui décide d’aller mieux, quoiqu’il t’en coûte. Personne ne le fera à ta place. C’est toi qui mène ta barque.
Les autres ne reçoivent que d’agréables dommages collatéraux. Les petits veinards.

Ps : désormais je suis blonde, presque.

 

Carnet de Bord, Edito

L’équilibre (partout et tout le temps ?)

Bisous vous. Comment ça va, la vie ?

La mienne va plutôt très bien. Parlons chiffres : 85 kilos sur la balance. Soit -28 kilos depuis que j’ai commencé il y a 3 ans et demi. Alors ça va bien. Mon job est un peu ennuyeux, mais la cantine y est assez cool (quoi ?). Je fais du sport régulièrement, même si c’est parfois difficile. Mais toujours régulièrement. Une fois par semaine au pire, je préfère quand c’est deux.

Le truc c’est que quand je parle d’équilibre dans le titre, c’est que j’ai du mal à en atteindre un, actuellement. J’avais trouvé un équilibre seule. Mais. Ca fait désormais plusieurs mois que je suis très heureuse avec quelqu’un, et que bon, une chose en entrainant une autre, on passe toutes nos soirées ensemble, gnagna, blabla. C’est très bien, hein. Mais pour moi qui m’étais habituée à manger une soupe et un yahourt et hop, au lit, BON. Je ne peux pas forcer monsieur à manger aussi light, et clairement je ne suis pas prête une seconde à manger chaque soir différemment de l’homme avec qui je vis, voyez. Surtout quand monsieur est fromager (oui, fromager), ce qui est à la fois merveilleux et tout à fait DRAMATIQUE.

‘fin bref. Il faut donc que je retrouve un équilibre dans tout ça. Réussir à continuer à perdre sans renoncer aux moments cools autour des repas. On va pas s’mentir, hein, c’est pas de la tarte (pomme-caramel), c’t’affaire. Le point très positif, c’est qu’il est au courant. De tout. Mon parcours, mes crises, les conséquences de naze sur mon comportement passé et actuel, tout ce par quoi je suis passée. Il SAIT et il est tout à fait prêt à m’aider à le trouver, cet équilibre. C’est donc mon nouveau challenge, haha. Je savais bien que manger « correctement », c’est plus facile en vivant seul. Je m’attendais pas à devoir m’adapter autant, que voulez-vous.

J’vous laisse, je vais faire des crêpes (chut).

Bisous sur vos orteils poilus.

Carnet de Bord, Edito, Mon parcours

Des caps. Des caps partout.

Bon, ça vaaaaa. Un post tous les 6 mois, ça permet que vous vous lassiez pas trop de moi. Enfin, presque. Vu que bon, du coup, à chaque fois, des bilans s’imposent un peu.

Mais attendez, y a quand même vachement de changement !

Je vous l’annonce tout de go (et j’annonce également que j’arrête désormais de dire « tout de go ») : je pèse aujourd’hui 88 kilos. J’en pesais encore une centaine en fin d’année dernière, OUI MADAME. Comparé à mon poids d’il y a 3 ans ?

– 25 kilos. OUI MADAME BIS.

Je sais pas trop ce qui joue, ce qui change. Je me sens bien, depuis quelques mois. Ma vie bouge un peu en continu (dans tous les domaines), et je tends vers un certain équilibre, j’ai bien l’impression ! Bon, rien n’est gagné, hein. Mais tout de même, c’est un poids que je n’avais pas atteint depuis, genre, le début du lycée ? Difficile à dire, mais ça doit être à peu près ça. Du coup, j’ai du refaire plein de shopping (QUEL SACRIFICE)(en vrai, perdre autant de poids, ça coûte du fric, BIGRE!) et jeter un tas de fringues qui ne me vont plus. Mais pareil, niveau taille de vêtements, je suis plutôt côté 46, là. (J’ai même acheté un jean en 44, bon, c’est stretch, MAIS QUAND MÊME). Et ouais, ça colle avec le début du lycée, comme taille de fringues.

Et je fais pas spécialement d’efforts. Je continue le sport en rythme de croisière (2/3 fois la semaine), je mange à peu près à ma faim (merci la cantine du taf <3).

Et puis j’avance aussi, hein. Niveau boulimie, j’veux dire. Ouais, c’est derrière, ouais j’ai plus de problème avec la bouffe, et c’est cool. Mais j’ai encore du chemin à faire parce que cette saleté m’a pas mal détruite, avec les années ! Là où je sais que j’avance ? J’en ai parlé (même si rapidement et en éludant les détails) à mes parents (qui sont tombés de haut). J’en ai parlé au type avec qui je sors, alors que ça n’est même pas encore sérieux avec lui. J’en parle assez librement, autour de moi, au travail. Je pensais que ça mettrais les gens mal à l’aise. Alors que non, ça les intéresse, ça les fascine un peu. Après tout, ça fait partie de moi, alors pourquoi j’en parlerais pas ? Y a pas de honte.

Ouais, je sais que ce post est un peu chiant. Mais pour moi c’est plutôt :

La bisette sur vos coudes.

Carnet de Bord, Edito, Mon parcours

High five, baby !

Non mais un post par mois c’est bien aussi, hein. Arrête, je sais que tu me juges et j’aime pas trop ça ! Cesse.

Je ne suis pas là pour te raconter comment j’ai vécu la plus belle journée de ma vie samedi (ou à peu de journées près, au moins) quand j’ai rencontré Stephen King (mon héros, mon idole, mon inspiration, tout ça) au Grand Rex. C’était tout merveilleux. Mieux que ça. J’ai passé la journée à attendre, pour me retrouver dans un merveilleux sixième rang, à quelques mètres du King. M’enfin vraiment, ça méritera un post à part entière et quelques couinements bien placés.

Non, je suis là pour te dire un petit peu où j’en suis, si ça t’intéresse ! Parce que figure-toi que oh, j’ai perdu 6 kilos depuis septembre ! C’est pas joli ? SI, C’EST JOLI ! 

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D’autant plus que suite à une grande fatigue venue d’on ne sait où + à des week-ends tout à fait chargés , je n’ai pas fait de sport en deux semaines. C’est pas mal ? SI, C’EST MAL ! 

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Non mais alors la vraie info, vraie de vraie, c’est que j’ai réalisé ces derniers temps les progrès que j’avais fait. Je n’y avais que trop réfléchi, sans réaliser pleinement tout ce que ces dernières années d’efforts colossaux et d’espoirs retrouvés avaient donné.

Disons cela simplement :

Je ne suis plus malade.

Je ne suis plus boulimique. 

HIGH FIVE !

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Je n’ai plus fait de grosse crise depuis bientôt 3 ans. Je n’ai fait qu’une crisette en 2013, j’en avais parlé ici (une sombre histoire de fromage !). Rien de fou, rien que je n’aie très vite surmonté sur tous les plans. Rien qui ne menace ma nouvelle relation avec la nourriture. Elle et moi on a trouvé notre équilibre, je crois que c’est bien parti pour durer… Mais ne lui dites pas où je vais rougir, on s’apprivoise encore !

Il y a 3 ans, je pesais 114 kilos. Je ne savais pas où j’allais, je ne savais pas si j’allais sortir de la boulimie, je ne savais pas si tout cela allait s’arrêter.

Aujourd’hui j’en pèse 97. Je ne fais plus de crise. Je parle de la boulimie au passé. Je parle de la boulimie tout court. Je m’habitue tout juste à ma nouvelle vie. Je perds du poids lentement mais facilement et durablement. D’ici un an, je suis un canon (même pas flasque, avec mes folles virées à la salle de sport et mes courses d’amour). Aujourd’hui je cours relativement facilement (et rapidement pour quelqu’un de ma corpulence). Aujourd’hui je me sens de mieux en mieux dans mes chaussettes. Aujourd’hui, je drague.

Aujourd’hui je crois que mon avenir est tout joli.

Mes seules addictions ? Le café et les bouquins (et les séries, mais c’est moins joli).

La bouffe et moi, on a fait la paix. 

Carnet de Bord, Edito, Régime, Recettes

Hue, cocotte !

Mon Dieu, ce titre est tout à fait catastrophique. Vous m’en voyez navrée. Mon dernier post était un peu atypique, si vous l’avez lu, merci pour moi et pour les autres !

Celui-là sera plus classique : je mange quoi, quand et comment en ce moment ?

En fait, depuis lundi matin (oui, je sais, le syndrome du lundi), j’ai repris les choses en main. Je vous avais dit, que ça prendrait un peu de temps ;). Pour mettre toutes les chances de mon côté, je m’appuie sur deux outils en particulier :

– un compteur de calories : je ne crois pas au comptage des calories, en réalité. Toutefois j’ai besoin de repères caloriques afin de savoir exactement quelle énergie j’ingère et quelle énergie je dépense, afin de pouvoir trouver des automatismes et voir quelle quantité me convient. Pour l’instant je me suis calée sur 1200 kcal par jour (c’est très peu), parce que j’ai besoin d’impulsion, j’ai besoin de perdre pas mal. Du coup ce compteur me permet de gérer repas par repas, aliment par aliment.

Je sais bien que c’est une solution qui ne tiendra pas le long terme, mais je compte dessus pour me « caler ». J’utilie Fitness Pal, si ça intéresse quelqu’un dans la foule en délire.

Mon nouveau carnet de bord ! 

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J’ai toujours eu cette manie de raconter des tas de trucs dans des tas de carnets. Y compris l’évolution de mon poids, comment je me sens, mes listes de courses, mes numéros de SAV Ikea… (foutue Bjorkudden avec 3 pieds gauches !). Celui-là, un agenda Moleskine (que j’aime d’amour depuis longtemps déjà) me servira de carnet de bord réservé à cet objectif que je caresse comme un chaton persan. Une sorte de pendant à ce blog, en quelque sorte.

En attendant, je mange, et le reste du temps… j’ai faim.

Début de semaine, je me suis fait un plat de lasagnes au légumes et mozzarella : du coup j’en ai mangé à trois repas ! Bon plan : on cuisine une fois et c’est bon pour deux jours :).

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Aujourd’hui, c’était jour de courses : j’avais pas le choix, hier j’ai eu une illumination. Vous savez, de celle qui ont conduit à la découverte de la poussée d’Archimède (au moins). IL ME FALLAIT UN OEUF COCOTTE. J’aime les oeufs cocotte presque autant que le fromage, c’est dire ! Du coup je suis allée acheter de quoi faire un oeuf cocotte, pardi.

Oeuf cocotte rose
Oeuf cocotte rose

Oeuf-cocotte rose 

– Dans une poêle chaude avec un peu d’huile qui fait ksss, tu jettes un oignon rose émincé.

– Tu rajoutes quelques crevettes roses cuites décortiquées

– Tu attends que ça fasse encore plus ksss

– Tu ajoutes de la crème de soja (ou de la crème normale, à ton aise). ASSAISONNES !

– Tu laisses cuire quelques secondes, le temps que la crème devienne beigeasse, et tu mets le tout dans un ramequin

– Tu mets au four au bain-marie, à 180°C (préchauffé, hein) pour une dizaine de minutes (sinon, le jaune sera trop cuit, ET TU NE VEUX PAS QUE LE JAUNE DE L’OEUF COCOTTE SOIT TROP CUIT)

Et tu dégustes ta race :

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Avec du pain aux noix, ANH !

Oh, et j’ai pas laissé tombé les salades, hein. Regardez donc ce que je me suis préparée ce midi, AH AH !

Frisée, radis, tomates, oignons rouges
Frisée, radis, tomates, oignons rouges

Niveau sport, j’ai fait elliptique + velo lundi, et j’ai couru hier. Demain je vais au cours de Body Balance du matin (youpi les vacances). GOOD. Oh, et demain, petit test de la semaine : je vais au resto le midi. Pour la gestion des calories, va falloir la jouer finaude !

Yeah... maybe
Yeah… maybe