Carnet de Bord, Découvertes, Edito

Chrono-nutrition, un peu

Je n’ai pas encore parlé ici de chrono-nutrition, parce que je trouve ça si pompeux, bon sang. Malgré tout c’est quelque chose que je pratique depuis quelques temps (dans la mesure du raisonnable bien sûr, je suis définitivement CONTRE les régimes et autres trucs contraignants, j’espère que tu l’as bien compris).

Mais je suis en quête de bien-être en général. Et il se trouve qu’avoir changé mes petits-déjeuners a un impact non-négligeable sur le bien-être en question. Bon, on va encore tourner autour du sucre hé ui, car c’est bien lui qui semble être au coeur de l’attention de mon corps qu’est-ce que tu veux y faire.

Donc : le matin, c’est du gras, du gras et encore un de gras. Soit : du fromage (quelle jolie vie je mène). Avec du pain de seigle (pas pur seigle hein, le bon pain de seigle du boulanger que quand tu le grilles c’est si bon). Tu prends le pain que tu veux en vrai (même s’il paraît que le blanc est pas bon parce qu’il fait grimper la glycémie… j’ai pas vu beaucoup de différence quand j’ai pris du pain blanc, donc bon, je te jette pas la pierre).  Et un grand café ! Enfin ce que tu veux comme boissons mais sans sucre, quoi.

En gros, c’est environ (environ, hein, on va pas se casser la nénette à commencer à peser la bouffe tous les jours… une fois pour repère, c’est bien) 80g de pain et 100g de fromage. Plus ou moins, en fonction du déjeuner qu’on prévoit… tard, tôt, léger, grassouillet… Tu peux ajouter une lichette de beurre (quel bonheur, bon sang). ,Je ne mange pas de viande, mais tu peux mixer fromage et charcuterie. Je mixe parfois avec du saumon fumé, ou un oeuf au plat <3.

En ce moment, comme j’ai un peu de mal à me lever et que je cours un peu entre le brushing et le câlin aux chatons, je mets tout ça dans un tupp’ et je l’emmène au bureau : du coup j’en fais un peu moins, vu que ça me fait petit-déjeuner plus tard.

Bref, les effets sont canons : moi qui avait tendance à avoir salement la dalle à 10h (on en revient aux pics glycémiques évoqués dans mes précédents posts sur LE SUCRE C’EST MAL HAAAA), je n’ai pas faim avant 12h30. Quel confort pour bosser dans de bonnes conditions, en vrai. Et je suis moins gonflée, moins ballonnée, et ce toute la journée. On va pas se mentir, c’est confortable aussi pour être pas trop serrée dans son slip.

Allez, la bisette.

 

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1001

J’aime bien, moi, les départs à zéro. Même quand y en a 1000 ! Je suis au 1001ème, mon Everest se dresse devant moi comme jamais.

Mais, j’ai jamais été aussi bien équipée. J’aimerais bien te faire une belle allégorie à base de piolets et autres après-skis mais je suis pas sûre sûre.

  • Je me marie ! Pas tout de suite. Mais la date est fixée et en fait, malgré toutes mes marmonneries, j’ai vite réalisé que je voulais une jolie robe. Non, pas une meringue, non, pas un bustier (j’ai rien contre hein, mais c’est pas pour moi). Mais une jolie robe civile, dans laquelle je serai bien à mon aise, dans tout ce que ça peut renfermer.
  • Je me suis pesée ! Hier, après plusieurs mois sans (c’était l’une des composantes de la thérapie : pas de pesée, pas avant que ça n’aille vraiment mieux). Ca va vraiment mieux, et le chiffre sur la balance a été pris avec un petit soupir relatif et non surpris.
  • 111,3.
  • Octobre 2014 : 85.
  • Je suis allée voir Sugarland au cinéma. Petite gifle hein, bien comme il faut. Entre les dégâts du sucre (raffiné, transformé, édulcoré) et mes envies de mieux, il ne m’en a pas fallu plus : j’ai supprimé ce sucre de mon alimentation (sauf sucre caché que je n’aurais pas débusqué…). Je ne suis pas un bec sucré de toute façon, et c’est l’affaire de quelques semaines histoire de se désintoxiquer. Après je cèderai aux vraies envies, de temps à autres. C’est le plan. Toujours sans faire de fixette débile : je veux manger à ma faim et à mes envies, a minima.
  • Je me fais livrer des légumes locaux au bureau ! Grâce à un partenariat de ma boîte avec une plate-forme qui fait le lien entre des producteurs de la région et nous, on peut passer commande d’un joli panier. J’ai testé plusieurs fois, j’ai décidé de m’y tenir chaque semaine : c’est trop confortable de disposer de bons produits pour cuisiner.
  • Je recuisine ! Je me suis équipée d’un Companion de Moulinex. Ca permet de trouver un bon équilibre entre la cuisine (que je ne sais pas vraiment faire) et le temps que j’ai. C’est mon nouveau meilleur ami, je l’aime d’un amour pur et fou.
  • Il est temps. Largement temps de me donner les moyens de ce que je mérite. J’ai toutes les cartes en main, je vais mieux, la dépression est loin et la boulimie encore plus. Ne reste que des habitudes à balayer. Et un objectif très ambitieux à atteindre (la créatrice de la robe dont je rêve s’arrête au 44, je fais un 50/52). J’ai un an.

Si vous avez des encouragements en réserve, je prends 😉

Ce soir ? Soupe de légumes, une lichette de mozzarella et un peu de seigle. C’est le soir, on y va light.

Prochaine fois, je te parle de chrono-nutrition et de mes nouveaux petits-dèj depuis quelques temps (ça va, pars pas, ça va être bien !).

I’m back, baby.

Edito

Fit, healthy, etc.

J’ai cru à un moment que ces mots me faisaient du bien. Il y a quelques années essentiellement, quand je compulsais chaque soir Tumblr pour y trouver de l’inspiration, des nanas qui balancent des « motivational quotes » sur des photos de paysages.

Des photos de salades de fruits, des bols de soupe, des tupperware de céleri branche, des jeunes gens gaulés en sueur. Et toujours, il faut se battre, il faut y aller, tu peux être comme ça toi aussi ça ne tient qu’à toi, chausse tes baskets et viens, on est bien !

L’idée est bien sûre louable, dans le fond. Sauf que quand on a la confiance en soi d’un poulpe à 3 tentacules, ces injonctions n’ont, à terme, comme effet que de renforcer cette certitude que le moindre échec, le moindre écart fait de vous un gros blob sans volonté. J’ai compris aujourd’hui plusieurs choses :

  • Toutes ces images, toutes ces citations, toute cette bouffe… ce ne sont que des injonctions sociales qu’il convient de suivre pour faire partie du groupe des forts. Les autres sont à la traîne, n’auront jamais de jolie vie, de partenaire valable et de corps synonyme de réussite. C’est faux : toutes les vies valent le coup d’être vécues, qu’elles contiennent ou non 12h de fitness par semaine et des bols d’avocat-fève-kale. Chaque vie doit être menée comme chacun.e l’entend, dans les limites de notre libre-arbitre et des règles nécessaires à une société grégaire plus ou moins équilibrée.

Ces fausses règles à suivre pour être heureux et pour être beau ne servent qu’à rendre malheureux tout le monde. Ceux qui n’arrivent pas à les suivre, parce que ça les renvoie/conforte dans une abîme de mésestime d’eux-mêmes. Et ceux qui y arrivent, à cause de ce qu’ils sacrifient pour une image idolâtrée.

  • On a toutes et tous une morphologie qui nous est propre. Je sais par exemple que je ne ferai jamais un 36 (ou alors en faisant des efforts délirants, ça n’aurait rien de naturel). J’aimerais bien dans l’idéal faire un joli 40/42, je pense que ça m’irait bien (j’étais descendue jusqu’au 44 et je me trouvais déjà plutôt harmonieuse). Voyez, mes repères sont liés à une taille commerciale, c’est quand même un monde !

On ne peut pas toutes avoir le corps qui est recommandé dans ce monde des #fitgirls. Je parle aux hommes également, qui sont confrontés à d’autres types d’injonctions, mais qui ont eux aussi chacun leur morphologie. On n’est pas systématiquement faites pour avoir un ventre plat et dessiné, pour avoir des fesses rebondies (et pas trop grosses). On a de la cellulite parce que le corps est fait ainsi. On a de la graisse là où notre corps décide qu’on en a. On a le corps qu’on décide de modeler, mais on part d’une base existante, et exigeante. Si on s’écoute, si on se regarde, on aura moins de mal à savoir quel corps on est sensé garder, choyer. On en a qu’un, il est tel qu’il est. Le détester ne sert qu’à se détester. Le soigner sert à se soigner. Attention à ne pas abuser de la prescription.

  • Je vais pas vous mentir, j’ai l’impression d’être une fitgirl, moi aussi. Je dois faire autour de 100 kilos (environ… je ne me suis pas pesée depuis des mois, mais je me connais bien). Mon souffle est OK, je fais du sport très régulièrement, je ne suis pas limitée dans mes activités quotidiennes, je mange de façon plutôt équilibrée (et une danette en fin de repas au dîner quand j’ai encore faim). Qu’est-ce qui m’empêcherait de me considérer comme « fit » ? La traduction littérale de « fit » c’est « en forme ». Ben voilà, je suis une #fitgirl. Juste, je dors pas assez, mais bon, personne n’est parfait.

Laissez-vous respirer. Vous êtes en forme, en bonne santé ? Laissez-vous tranquille. Si un changement vous semble important, réfléchissez à l’origine de votre besoin de changer. Et donnez-vous les moyens de changer si vous estimez que c’est important. Et faites-vous aider, si vous ne vous en sentez pas capable.

  • Tout ce vocabulaire n’est qu’un signe d’appartenance à une communauté. Fit, healthy, strong… Soit on les utilise et les met en avant parce qu’on se sent appartenir à cette communauté, soit on veut y entrer. Finalement, en ricochet, tout ceux qui en sont loin ou qui veulent frapper à la porte avec un bol de graines de chia ne s’en retrouvent, comme d’habitude, que diminués. Parce qu’on ne se sent pas à la hauteur de ces personnes qui ont une vie qui leur est propre, qui choisissent de donner beaucoup de temps, d’argent, d’énergie dans l’obtention d’un corps, d’une vie et d’une image qu’il leur convient de renvoyer. Quel prix êtes-vous prêts à payer pour renvoyer cette image ?

Moi j’ai plus trop de sous, et j’utilise mon énergie à avancer d’une autre manière. Tout en me défoulant à la salle de sport dès que j’ai un moment et envie de le faire. L’équilibre, c’est ce vers quoi j’ai envie de tendre. Mais franchement, si l’équilibre n’inclut pas un minimum de fromage, je ne vois pas pourquoi on continuerait.

Tout ça pour dire que oui, prendre en photo sa salade ou sa soupe ou son kiwi coupé dans une coupelle, ça peut faire du bien. Surtout quand on y attache des hashtags répétitifs, parce qu’on a envie que ceux qui s’intéressent à tout cet univers viennent liker et donc valider tout ça. Parce que parfois, on a besoin d’un coup de pouce de motivation, parfois on a envie de voir comment font ces autres à qui tout réussit (cassedédi).

Ce qui fait surtout du bien, c’est d’arrêter de ce demander ce qu’on fait mal. S’il y a bien quelque chose que j’ai compris au cours de ma thérapie, et dont je suis intimement convaincue, c’est qu’il faut s’écouter, pour bien faire. Écouter son corps, chaque jour, pour lui apporter ce dont il a besoin. Qu’il s’agisse de nourriture, de sport, de repos. Parfois même, de sucre (certains jours du cycle sont terribles de ce côté-là…). Ou d’eau. Ou de lumière. Ou de pommes de terre nappées de fourme d’ambert fondue. Vous voyez l’idée, quoi. Si le corps réclame, sans que ça vienne d’une anomalie (dans la tête, au niveau des hormones), c’est que ça fera du bien.

Réapprendre à m’écouter, c’est mon grand chantier. Je pense que c’est le plus important. C’est étrangement difficile, mais pour le coup, ça fait tellement de bien… J’ai l’impression d’avoir trouvé mon chemin toute seule, après avoir demandé la direction à plein d’autres gens qui n’allaient pas au même endroit que moi.

 

Edito

A blissful season

Depuis que j’ai abandonné les photos de bouffe et les updates « je pèse machin », je ne fais plus ici que des billets un peu mélancoliques, pleins des réflexions et des tempêtes qui font rage dans mon crâne d’adolescente de 28 ans.

Le changement de saison donne toute leur dimension à mes tempêtes.

J’ai fini par admettre qu’il fallait écouter ses propres besoins quand ils apparaissent, et quand ils ne dépendent que de nous-mêmes. Quand les températures baissent et que la lumière décline quelques minutes plus tôt chaque jour, je suis comme un gros hérisson qui veut dormir jusqu’en avril. Si je suis un peu plus raisonnable, je veux juste me terrer avec mes chats, mon café, mes livres et mes plaids. Et puis aussi le chouette type qui partage mon changement de saison avec patience et bienveillance. La fenêtre est toujours ouverte, les petits frissons de froid de l’automne sont toujours les bienvenus (comme le bout du nez tout froid qui dépasse du plaid).

J’aime bien l’automne, malgré les tempêtes.

Edito, Mon parcours

Fais-le tout seul

Et fais-le pour toi. Ca a l’air tout cucul, dit comme ça, mais j’ai envie d’adopter ce ton d’évidence et de paternalisme pour une fois.

*Alerte post plein de trucs persos*

J’aurais pu aussi appeler cet article « la pente ascendante et les dos d’ânes ».
Ca fera bientôt 5 ans que je suis mon chemin pour aller mieux, que je ne suis plus malade, mais que j’ai encore bien des choses à régler. Il ne s’agit pas que d’une histoire de poids à perdre, non. Il s’agit de gagner, pas à pas, un peu d’estime de soi. Il s’agit de ne plus se dévaloriser constamment, de cesser de penser que sa valeur ne dépend que d’un IMC.

Le chemin est long et semé d’embûches sacrément pénibles. Parfois tu sautilles par-dessus et hop-là, voilà l’obstacle derrière toi. Parfois tu te prends une chiée de ronces au passage, et tu t’en sors avec de nouvelles écorchures. Parfois, les ronces se font même accompagner d’un orage et d’une tornade qui suit. Et bon, t’en ressors complètement à plat.

Mais au fur et à mesure que tu comprends les choses et que tu avances, t’es de mieux en mieux armé pour sauter plus haut et swinguer souplement entre les ronces, les fois d’après. Y aura toujours les tornades et les orages, et quelques orties de temps en temps, mais des fois ça pique même pas.

Récemment, j’ai compris 2 choses. 2 GROSSES CHOSES. Je sais, foule en délire, tu te demandes MAIS QUELLES SONT CES DEUX GROSSES CHOSES ? Non, je ne parle pas de mes fesses.

good one
Hinhinhin elle est bonne celle-là

Premièrement, j’ai compris que je me détestais bien plus que je ne l’imaginais au départ. Ca a l’air fort, dit comme ça, mais même si j’ai l’habitude d’en faire des caisses, je pense que je n’exagère pas. J’ai réalisé ça au fil du temps, en me forçant à me regarder, à m’examiner, à m’évaluer. Tout ça est très compliqué pour moi, j’ai passé le reste de ma vie d’avant à me cacher, me dévaloriser, me faire du mal au sens large. La transition n’est pas aisée. Y a des trucs qu’il n’est pas évident de réaliser : par exemple, le fait que je n’aie JAMAIS mis de crème hydratante sur mon ventre. Je veux dire, c’est la partie de moi que j’aime le moins, je le trouve inutile, moche, flasque et puis il me gêne quand je me penche, c’est chiant. Mais de là à pas en prendre soin, et sans s’en rendre compte ? Pourquoi ? J’ai vraiment certaines parties de mon corps en horreur, c’est une chose.
J’ai aussi une bonne partie de ma personnalité en horreur, mais ça je dirais que je lutte toujours après mes 12 ans de boulimie NULLE.
Mais bon, comme je le dis, à chaque fois c’est un peu moins dur, alors ça va. J’ai fait des progrès, j’ai avancé, et je continue d’avancer. C’est tout ce qui compte. Par exemple dimanche dernier, j’ai testé l’escalade (après 12 ans sans en faire), et je suis arrivée sans trop d’efforts en haut du mur de 7m. Et ça, c’est que moi qui l’ai fait, même avec un gros cul dans le baudrier.

Deuxièmement (car non, c’est pas fini), j’ai réalisé récemment, même si je m’en doutais un peu déjà, que j’étais seule, sur ce chemin. Seule avec mes bouts de bois et mes ronces et mes orties et mes catastrophes naturelles. Alors c’est pas pour faire ma calimero, hein, y a des tas de chouettes gens qui ont envie de me soutenir, et de m’accompagner. Mais quand tu te lances dans un défi personnel qui a tellement de zigouigoui chiants qui dépassent de partout, t’es le seul à pouvoir comprendre combien t’en as chié/t’en chies/tu vas en chier.

Il s’agit pas du bikini body de Biba, il s’agit de réinventer complètement ses réflexes et son mode de vie, de faire des erreurs et de se dire que bon après tout c’est pas si grave, on ajuste et on y retourne ! De voir que finalement, certaines solutions, certaines décisions ne sont pas forcément les mieux adaptées. Donc, ben, on ajuste, et on y retourne !

Je vis avec un type relativement compréhensif. Qui connaît mon histoire et les conséquences qu’elle peut encore avoir sur moi, en surface. Malgré tout, il ne peut pas prendre en compte toutes les aspérités de cette histoire, toutes les nuances qu’elles apportent à mes choix et à mon comportement en général. Il ne peut pas comprendre, justement, le premier point cité au-dessus : comment comprendre qu’on peut se détester à ce point, mais avancer quand même et se relever chaque fois qu’on retombe, et sourire entre les larmes qui font dégueuler le mascara ?
Je ne dis pas qu’on est tous pareils, mais je reste persuadée que je suis seule sur ce chemin, et que c’est nécessaire, pour avancer.

N’oublie jamais que c’est toi qui prends tes décisions. Personne ne te force à rester couché. Personne ne t’oblige à faire ce que tu as VRAIMENT envie de faire. C’est toi, qui te pousses au cul, c’est toi qui décide d’aller courir ou de renoncer à la bouffe de merde. C’est toi qui décide d’aller mieux, quoiqu’il t’en coûte. Personne ne le fera à ta place. C’est toi qui mène ta barque.
Les autres ne reçoivent que d’agréables dommages collatéraux. Les petits veinards.

Ps : désormais je suis blonde, presque.

 

Carnet de Bord, Edito

L’équilibre (partout et tout le temps ?)

Bisous vous. Comment ça va, la vie ?

La mienne va plutôt très bien. Parlons chiffres : 85 kilos sur la balance. Soit -28 kilos depuis que j’ai commencé il y a 3 ans et demi. Alors ça va bien. Mon job est un peu ennuyeux, mais la cantine y est assez cool (quoi ?). Je fais du sport régulièrement, même si c’est parfois difficile. Mais toujours régulièrement. Une fois par semaine au pire, je préfère quand c’est deux.

Le truc c’est que quand je parle d’équilibre dans le titre, c’est que j’ai du mal à en atteindre un, actuellement. J’avais trouvé un équilibre seule. Mais. Ca fait désormais plusieurs mois que je suis très heureuse avec quelqu’un, et que bon, une chose en entrainant une autre, on passe toutes nos soirées ensemble, gnagna, blabla. C’est très bien, hein. Mais pour moi qui m’étais habituée à manger une soupe et un yahourt et hop, au lit, BON. Je ne peux pas forcer monsieur à manger aussi light, et clairement je ne suis pas prête une seconde à manger chaque soir différemment de l’homme avec qui je vis, voyez. Surtout quand monsieur est fromager (oui, fromager), ce qui est à la fois merveilleux et tout à fait DRAMATIQUE.

‘fin bref. Il faut donc que je retrouve un équilibre dans tout ça. Réussir à continuer à perdre sans renoncer aux moments cools autour des repas. On va pas s’mentir, hein, c’est pas de la tarte (pomme-caramel), c’t’affaire. Le point très positif, c’est qu’il est au courant. De tout. Mon parcours, mes crises, les conséquences de naze sur mon comportement passé et actuel, tout ce par quoi je suis passée. Il SAIT et il est tout à fait prêt à m’aider à le trouver, cet équilibre. C’est donc mon nouveau challenge, haha. Je savais bien que manger « correctement », c’est plus facile en vivant seul. Je m’attendais pas à devoir m’adapter autant, que voulez-vous.

J’vous laisse, je vais faire des crêpes (chut).

Bisous sur vos orteils poilus.

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Des caps. Des caps partout.

Bon, ça vaaaaa. Un post tous les 6 mois, ça permet que vous vous lassiez pas trop de moi. Enfin, presque. Vu que bon, du coup, à chaque fois, des bilans s’imposent un peu.

Mais attendez, y a quand même vachement de changement !

Je vous l’annonce tout de go (et j’annonce également que j’arrête désormais de dire « tout de go ») : je pèse aujourd’hui 88 kilos. J’en pesais encore une centaine en fin d’année dernière, OUI MADAME. Comparé à mon poids d’il y a 3 ans ?

– 25 kilos. OUI MADAME BIS.

Je sais pas trop ce qui joue, ce qui change. Je me sens bien, depuis quelques mois. Ma vie bouge un peu en continu (dans tous les domaines), et je tends vers un certain équilibre, j’ai bien l’impression ! Bon, rien n’est gagné, hein. Mais tout de même, c’est un poids que je n’avais pas atteint depuis, genre, le début du lycée ? Difficile à dire, mais ça doit être à peu près ça. Du coup, j’ai du refaire plein de shopping (QUEL SACRIFICE)(en vrai, perdre autant de poids, ça coûte du fric, BIGRE!) et jeter un tas de fringues qui ne me vont plus. Mais pareil, niveau taille de vêtements, je suis plutôt côté 46, là. (J’ai même acheté un jean en 44, bon, c’est stretch, MAIS QUAND MÊME). Et ouais, ça colle avec le début du lycée, comme taille de fringues.

Et je fais pas spécialement d’efforts. Je continue le sport en rythme de croisière (2/3 fois la semaine), je mange à peu près à ma faim (merci la cantine du taf <3).

Et puis j’avance aussi, hein. Niveau boulimie, j’veux dire. Ouais, c’est derrière, ouais j’ai plus de problème avec la bouffe, et c’est cool. Mais j’ai encore du chemin à faire parce que cette saleté m’a pas mal détruite, avec les années ! Là où je sais que j’avance ? J’en ai parlé (même si rapidement et en éludant les détails) à mes parents (qui sont tombés de haut). J’en ai parlé au type avec qui je sors, alors que ça n’est même pas encore sérieux avec lui. J’en parle assez librement, autour de moi, au travail. Je pensais que ça mettrais les gens mal à l’aise. Alors que non, ça les intéresse, ça les fascine un peu. Après tout, ça fait partie de moi, alors pourquoi j’en parlerais pas ? Y a pas de honte.

Ouais, je sais que ce post est un peu chiant. Mais pour moi c’est plutôt :

La bisette sur vos coudes.