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Slowsugar – Semaine 1

Alors, si je faisais un bilan de cette première semaine sans sucre ?

Je rappelle le principe pour ceux du fond (et ceux de devant qui font genre, les fayots) :

  • Pas de sucre ajouté, raffiné, industriel. Que le sucre naturellement présent dans les aliments, et encore, un minimum de sucre « rapide » (je n’ai mangé que des fruits, quoi).

A quoi j’ai renoncé, par exemple ?

  • au pain de mie complet (y a du sucre ajouté)(beaucoup)
  • au vinaigre balsamique (y a du caramel)
  • à la bénédictine proposée par des amis après un dîner (y avait BEAUCOUP de sucre ajouté)
  • à tous les desserts qui sont passés sous mon nez (y compris les yahourts, hors yahourts nature)

Pour le reste, je ne mange pas tellement sucré, et je mange quasiment aucun plat tout préparé, donc le challenge n’a pas été trop dur pour l’instant.

Les effets sur moi ? Hé bien, le ressenti est frappant :

  • Depuis jeudi, je sens du chocolat partout. Dès qu’un truc est très sucré autour de moi et qu’il est à portée de narines, je sens du chocolat. Même si c’est du nougat chinois, par exemple. C’est extrêmement étrange, d’autant que je ne cours pas après le chocolat (j’aime beaucoup, hein, mais bon, je ne suis pas accro comme beaucoup de gens qui ne peuvent pas vivre sans leurs 12 carrés du soir).
  • J’ai eu des petits flashs d’envie sucrée. Jamais à partir de rien, mais devant les desserts de la cantine par exemple, des espèces d’impulsions vers les trucs au chocolat, les danettes, même le gervita fraise que je prends de temps en temps… Assez fou, ces besoins qui sont repartis aussi vite qu’ils sont arrivés.

Sinon… tout va bien. Je continue, je pense jusqu’à la fin de ce mois ! Même si cette semaine risque d’être un peu plus compliquée, moi qui ai toujours des sales fringales de sucre pendant ce genre de période, gneu.

Et aussi :

  • j’ai décidé de ne pas me peser cette semaine (j’essaie de suivre ce que me disent mes hormones, et elles me disent que la rétention d’eau cette semaine va me faire du mal… alors je vais y aller mollo sur le sel et ne pas courir après la balance – elle m’attendra).
  • j’ai fait plein de sport, et ça fait du bien ! 4 séances à la salle la semaine dernière, en toute sérénité, beaucoup de cardio et un peu de muscu (et beaucoup de The Good Wife sur Netflix pour faire passer). J’ai la chance d’avoir une salle à moins d’une minute à pieds de chez moi, où l’affluence est carrément raisonnable : j’en profite.
  • j’ai beaucoup marché (enfin, j’ai bravé la neige et chaussé mes plus belles chaussures de rando pour affronté les trottoirs parisiens glissants nomdidju). Je vis dans une ville superbe dans un quartier tout beau, je suis en pleine forme… aucune raison que je ne marche pas plus : ça fouette le sang, comme disent mes grands-parents.

Du coup avec tout ça j’ai laissé le ménage et la lessive à l’abandon. Bah… faut bien avoir des priorités.

Je me sens bien.

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1001

J’aime bien, moi, les départs à zéro. Même quand y en a 1000 ! Je suis au 1001ème, mon Everest se dresse devant moi comme jamais.

Mais, j’ai jamais été aussi bien équipée. J’aimerais bien te faire une belle allégorie à base de piolets et autres après-skis mais je suis pas sûre sûre.

  • Je me marie ! Pas tout de suite. Mais la date est fixée et en fait, malgré toutes mes marmonneries, j’ai vite réalisé que je voulais une jolie robe. Non, pas une meringue, non, pas un bustier (j’ai rien contre hein, mais c’est pas pour moi). Mais une jolie robe civile, dans laquelle je serai bien à mon aise, dans tout ce que ça peut renfermer.
  • Je me suis pesée ! Hier, après plusieurs mois sans (c’était l’une des composantes de la thérapie : pas de pesée, pas avant que ça n’aille vraiment mieux). Ca va vraiment mieux, et le chiffre sur la balance a été pris avec un petit soupir relatif et non surpris.
  • 111,3.
  • Octobre 2014 : 85.
  • Je suis allée voir Sugarland au cinéma. Petite gifle hein, bien comme il faut. Entre les dégâts du sucre (raffiné, transformé, édulcoré) et mes envies de mieux, il ne m’en a pas fallu plus : j’ai supprimé ce sucre de mon alimentation (sauf sucre caché que je n’aurais pas débusqué…). Je ne suis pas un bec sucré de toute façon, et c’est l’affaire de quelques semaines histoire de se désintoxiquer. Après je cèderai aux vraies envies, de temps à autres. C’est le plan. Toujours sans faire de fixette débile : je veux manger à ma faim et à mes envies, a minima.
  • Je me fais livrer des légumes locaux au bureau ! Grâce à un partenariat de ma boîte avec une plate-forme qui fait le lien entre des producteurs de la région et nous, on peut passer commande d’un joli panier. J’ai testé plusieurs fois, j’ai décidé de m’y tenir chaque semaine : c’est trop confortable de disposer de bons produits pour cuisiner.
  • Je recuisine ! Je me suis équipée d’un Companion de Moulinex. Ca permet de trouver un bon équilibre entre la cuisine (que je ne sais pas vraiment faire) et le temps que j’ai. C’est mon nouveau meilleur ami, je l’aime d’un amour pur et fou.
  • Il est temps. Largement temps de me donner les moyens de ce que je mérite. J’ai toutes les cartes en main, je vais mieux, la dépression est loin et la boulimie encore plus. Ne reste que des habitudes à balayer. Et un objectif très ambitieux à atteindre (la créatrice de la robe dont je rêve s’arrête au 44, je fais un 50/52). J’ai un an.

Si vous avez des encouragements en réserve, je prends 😉

Ce soir ? Soupe de légumes, une lichette de mozzarella et un peu de seigle. C’est le soir, on y va light.

Prochaine fois, je te parle de chrono-nutrition et de mes nouveaux petits-dèj depuis quelques temps (ça va, pars pas, ça va être bien !).

I’m back, baby.

Carnet de Bord

Les nouvelles fraîches

Fraîches aussi parce que l’automne a pointé le bout de son nez et avec lui les habituels salmigondis qui accompagnent mes transitions saisonnières.

Je vous ai laissés en décembre 2016 au moment ou ma thérapie devenait un peu moins compliquée à gérer et où la dépression s’estompait.

Bonne nouvelle : la dépression s’est bel et bien évanouie ! Même si ma lucidité naturelle me fait savoir qu’elle sera toujours quelque part, tapie dans l’ombre, prête à resurgir. Il paraît que c’est le lot de tous ceux qui ont subi une dépression : la chronicité potentielle. Mais ça c’est la partie cachée de l’iceberg : le niveau des eaux ayant tendance à remonter, espérons qu’elle reste bien cachée.

Bonne nouvelle 2 : ma psychologue a jugé en juin dernier que je n’avais plus besoin d’elle pour avancer, que je pouvais continuer mon chemin toute seule, sans roulettes.

J’ai eu peur, mais j’étais assez d’accord. On a fait un très grand tour de toutes mes problématiques, en 9 mois (tiens, j’avais pas fait le calcul, la symbolique est belle), on a creusé, fouillé, déterré. J’ai tout raconté dans les moindres détails, j’ai même déterré des choses que j’avais cachées bien loin dans mon inconscient. J’ai énormément pleuré, énormément réfléchi, énormément compris.

Enfant, j’ai manqué d’amour. J’ai culpabilisé. J’ai mangé. J’ai culpabilisé. J’ai manqué de confiance. J’ai mangé. J’ai culpabilisé. J’ai mangé. Une boucle bien ronde et bien dodue s’est bouclée. J’ai construit une personne sensée repousser tous les assauts extérieurs, pour m’éviter un abandon inévitable. C’est classique, hein, mais particulièrement efficace dans la destruction.

J’ai été très très malade, là-haut. Je le serai toute ma vie, je le sais maintenant. Malgré tous mes efforts, je ne pense toujours pas être digne de grand-chose ou de grand-monde. La grande question de ma vie restera : mais pourquoi les gens qui m’entourent le font-ils ? Pourquoi restent-ils ? Moi si j’étais eux, je me quitterais.

Malgré tout le degré d’intensité de ces sentiments est tellement moindre, par rapport à avant. Avant Madame ma psy, avant que je ne déterre tout pour tout nettoyer.

En vrai, je suis vraiment en pleine transition. Je suis en train de découvrir la vraie personne qui se cache sous mes vêtements et mes expressions. Mais l’ancienne, la masse de peurs qui s’était formée dans l’enfance et n’a commencé qu’à se détricoter il y a quelques mois, est toujours cachée quelque part. Elle me confie ses réactions brutes, elle me fait penser comme quelqu’un qui devrait toujours effacer sa vraie nature. Tandis que l’autre, la nouvelle (la vraie ?) commence à trouver sa place et à s’exprimer vraiment. Je sais que c’est cette deuxième « personne » que je suis. À bientôt 30 ans, il est temps qu’elle s’installe ! Malgré tout, la transition prend bien des formes, et elle passe aussi par une transformation physique qui a doucement repris. Il m’a fallu du temps pour redécouvrir mes sensations en ce qui concerne la nourriture : j’y arrive. Je suis encore obligée de réfléchir pour manger, mais j’y arrive. Je ne mange désormais que quand j’ai faim – ma psy m’avait prévenue : c’était la première étape de la guérison des TCA.

La deuxième étape, c’est de s’arrêter quand on a plus faim. C’est plus délicat et j’y travaille toujours. J’attends avec beaucoup d’impatience le jour où je ne serai plus forcée d’y travailler, de réfléchir.

Tout ceci n’est qu’une petite partie de la tempête sous mon crâne, encore. Mais je continue d’avancer. Ce qui est certain, c’est que sur ce blog vous ne retrouverez jamais de « j’ai mangé ci et ci et regardez cette photo ». Ça m’a aidée un temps, mais c’est une période définitivement révolue de ma vie. Aujourd’hui je cherche essentiellement à trouver un équilibre dans cette vie, dans mes comportements. Je ne me pèse plus (et je ne compte pas le refaire un jour, a priori). Je cherche une cohérence, une sérénité. Peut-être que vous en serez témoins ? Si j’arrive à tout démêler.

 

 

Carnet de Bord

Reset

J’ai trouvé ! Je devrais plutôt dire « on a trouvé ! » parce que madame ma psy y est pour tellement que bon.

Mais oui, on a fouillé et on a à peu près trouvé toutes les raisons qui ont expliqué mes problèmes, ma boulimie, ma dépression, et tout le reste. 3 mois de thérapie intensive et on y est, et surtout on avance.

J’ai l’impression d’avoir appuyé sur reset et de me découvrir une nouvelle personne. Les 3/4 de la culpabilité que je ressentais depuis trop d’années sur trop de sujet se sont envolés, et ma manière d’aborder les choses a muté. La bouffe, aussi. J’attends de voir ce que ça devient, mais j’aborde les choses très différemment, en lien notamment avec l’abandon de toute sorte de culpabilité.

Dans tous les cas : la dépression a filé. Enfin disons que je l’ai faite fuir. Je ne pleure plus. Plus d’accès soudain et inexpliqué de tristesse. Plus d’effondrement à la moindre contrariété.

 

OUF.

Carnet de Bord, Sport

BEN OUI !

Evidemment, il fallait que je t’en parle. J’ai joyeusement entamé ma première séance de la semaine tout à l’heure en sortant du travail. Hop, les abducteurs, hop les adducteurs, hop les ischio, hop les triceps (outch), hop le gainage, hop … la crise de tachycardie.

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La bonne, hein, celle qui te fait passer d’un 120 bpm pépère à 200 bpm izy-pizy en 1 demi-seconde. La bonne nouvelle, c’est que ça m’est déjà arrivé, et que je sais gérer : je me suis assise, dos au mur, j’ai coupé la musique et respiré aussi naturellement que possible en tâchant d’ignorer les battements zinzins dans ma poitrine. C’est passé en environ 60 sec, je dirais, j’ai retrouvé mon 120 pépère en 1 demi-seconde au bout d’une minute, je dirais.

Je me suis reposée dans cette position quelques minutes, admirant les biceps moches des types de la salle et puis j’ai fait une petite demi-heure d’elliptique tranquillou avant de réaliser que bon, cette longue minute de zinzinade dans ma poitrine m’avait simplement épuisée. Je suis rentrée (en taxi… shame ! Je ne me sentais pas de rentrer en vélo).

Ca me fait réfléchir cela dit sur ma manière de me faire du bien. Je veux dire, je crois sincèrement que tout ce sport me fait un bien fou, mais est-ce que je suis obligée d’aller aussi loin dans la douleur pour me faire du bien ? Je veux dire, je mérite de prendre soin de moi sans me faire du mal. Il s’agit de prendre du temps pour moi, pas de me punir.

Je n’ai rien fait de mal, après tout.

Je vais continuer mon entrainement, mais le rationaliser un petit peu. Rendre l’une des trois séances à la salle optionnelle dans la semaine, par exemple. J’ai le droit d’être fatiguée, d’avoir la flemme. On a le droit d’être fatigués, d’avoir la flemme, zut !

Carnet de Bord, Régime

Le week-end de la peur

Tu te souviens, la semaine dernière j’avais réussi le grand chelem de la bouffe équilibrée ! Du vendredi soir au dimanche soir, rien que du sain et du sans-excès.

Ben ce week-end, c’était combo dîner d’anniversaire du monsieur et brunch du dimanche avec des amis. Spoiler : je m’en suis bien sortie ! Samedi soir, dîner dans la famille de monsieur, donc. Avec au menu du poisson « parce qu’on sait que tu manges pas de viande, donc saumon ».

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En gros j’ai zappé l’apéro, dégusté le poisson et le riz, grignoté un morceau de fromage et avalé un morceau de gâteau aux fruits. Et en rentrant j’avais faim, ce qui veut bien dire que j’ai pas abusé sur les portions.

Quand au brunch d’hier midi, BON. Un peu plus compliqué mais au final je crois que j’ai mangé : 2 viennoiseries, 2 pancakes au sirop d’érable, une tartine fromage frais saumon fumé, un peu de pain/confiture, un peu de fromage, une part de cake coco/citron vert. Et hier soir, soupe thaï maison. Bon et finalement, 1,4 en moins sur la balance ENFIN.

J’t’avais dit, hein, la patience, tout ça. En vrai c’est pas compliqué, la dynamique est réellement là, donc j’en profite.

Je pense que cette semaine je vais reprendre le sport, doucement. Je commence à me sentir mieux et à retrouver l’envie de bouger. Alors probablement mercredi…

rocky

En attendant j’ai plusieurs articles sur le feu : le petit-déjeuner (<3), la gestion du déjeuner, des repas à l’extérieur, et la grossophobie ordinaire. J’avais jamais abordé ça ici, mais les gens qui agissent différemment avec toi parce que t’es grosse, ça existe encore quand t’es adulte.

 

Carnet de Bord, Recettes

Fils rouges

J’essaye d’avoir des fils rouges, dans ma vie en général. Si j’aime les sorties de route, j’aime mes routines d’un amour pur et inconditionnel. Je suppose que tout le monde a besoin de repères.

Dans mon cas, je me sens vite perdue et stressée si je n’ai pas mes moments de routine pour m’y retrouver (c’est un peu bizarre et on dirait que je suis zinzin, dit comme ça)(peut-être bien que je suis zinzin). Le problème c’est que j’ai déménagé récemment. Pour la bonne cause, en me rapprochant de mon travail – et de Paris donc, et j’en suis ravie, on se fait bien à ce nouveau lieu ! Mais j’ai perdu toutes mes routines, et du coup je suis PAUMEE.

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Le truc positif c’est que paradoxalement… J’adore me faire des nouvelles routines. Parce que J’AIME LE CHANGEMENT DE ROUTINE.

Zinzin. 

Dans tous les cas, j’essaie d’intégrer mes vieux réflexes à mes nouvelles routines. Intégrer le sport (difficile en ce moment avec mes angines et autres virus à répétition mais j’y travaille), la préparation des repas… Rendue plus facile grâce à l’arrivée de la cuisine après 1 mois d’attente et de camping à base de micro-ondes, de livraison et de salades.

Préparation d'une soupe avec les 2 commis les plus mignons du monde environ
Préparation d’une soupe avec les 2 commis les plus mignons du monde environ

Et au passage une jolie soupe que j’ai préparée la semaine passée : soupe patate douce/coco/citron vert (j’ai chipé la recette chez la merveilleuse Edda).

Soupe de fin d'hiver
Soupe de fin d’hiver

Pour 2 : 1 grosse patate douce et 1 carotte épluchées, que l’on fait cuire gentiment dans 20 cl de lait de coco et autant de bouillon qu’il faut pour recouvrir largement tout ça. Quand les légumes sont tendres, mixer et assaisonner avec du sel, du poivre et le jus d’un citron vert. Et c’est franchement très bon, la soupe réconfort-type de quand on a eu une sale journée et qu’on a besoin de douceur.

Espérons que le prochain post sera dénué de tout virus, et causera un peu de sport. La bisette !