Carnet de Bord, Découvertes

Derniers pas

J’allais écrire « premiers pas » dans le titre parce que j’entame quelque chose, sauf qu’en fait c’est les derniers pas, du coup. Du « long walk », tout ça.

J’ai entamé réellement ce blog en 2012. Il y a 5 ans. Pleine d’idées sur ce que je devrais être pour être plus heureuse, persuadée que ça passait par le contrôle de mon corps et de ma tête. A manger des jolies choses colorées, à me lancer des défis, à tenter de comprendre ce dont j’avais besoin pour être bien.

Aujourd’hui j’ai fait beaucoup de chemin, j’ai tâtonné, testé, pleuré, fait des tas de trucs cools et d’autres trucs chiants. 9 mois de thérapie salvatrice l’an dernier, une connaissance bien meilleure de la personne que je suis (et une appréciation, même si elle reste relative, de cette personne). Et il y a quelques semaines, j’ai réalisé que ça suffisait, malgré mes envies d’être plus mince : il est hors de question que je refasse un régime. J’en fais depuis l’adolescence, ça ne fonctionne pas. J’entends aussi par régime le terme à la mode « rééquilibrage alimentaire ». 5 fruits et légumes par jour, pas trop de sucre, pas trop de gras, pas trop pas trop pas trop de plaisir. 

Et du plaisir il en faut le plus possible. 

Du coup depuis quelques semaines et j’en ai un peu parlé ici, je m’intéresse beaucoup à ce que disent les docteurs Zermati et Apfeldorfer. Nutritionniste pour l’un et psychiatre pour l’autre, ils préconisent une chose majeure :

Écouter son corps et ses sensations pour retrouver un équilibre naturel. 

Ca a l’air niaiseux dit comme ça mais ça me plaît bien : manger quand on a faim (et ce dont on a envie), se concentrer sur ses sensations, le goût, la faim, est-ce que j’ai encore faim ? Est-ce que c’est bon ? Est-ce que ça me fait plaisir ? Est-ce que j’ai encore faim ? Est-ce que je laisserais pas une petite place pour le dessert qui me fait plus envie que les 4 dernières bouchées de lasagnes ? On connait toutes et tous ces sensations post-repas de fêtes trop gras et arrosés, où on ne réclame que salade, tisane et légèreté…

L’idée c’est que notre corps sait très bien ce dont il a besoin, et il sait très bien nous le communiquer. Et que nous, avec tout ce qu’on croit avoir appris sur l’équilibre alimentaire, ce qui est bon ou pas, ce qui doit être mangé et quand, ben on en sait rien. Je ne prétends pas détenir désormais LE GRAND SAVOIR. Mais depuis que j’ai commencé à me poser ces questions, à rechercher du plaisir à manger quand j’ai faim, je touche du doigt un bout de sérénité.

De là à te dire qu’hier à la cantine, j’avais envie d’une danette pour le dessert et que je ne l’ai pas finie car j’ai eu bien l’impression que mon estomac était plein pile comme il fallait… Finalement j’ai eu un petit creux 3 heures plus tard. Je commence doucement à me prouver à moi-même que je peux manger exactement comme mon corps a besoin si je sais l’écouter, et sans me frustrer (du coup, ben ouais, la magie).

J’ai donc pris l’initiative d’aller voir le Dr Zermati cette semaine, en consultation. Histoire de boucler la boucle. Une heure de consultation intéressante autour de moi et de la bouffe, et quelques exercices à faire : ne rien faire d’autre que manger quand je mange seule (pas de télé, d’ordi, de téléphone, de livre…) pour bien se concentrer sur mes sensations quand je mange, et une carnet alimentaire : ce que je mange, dans quelles circonstances, avec qui, mes envies alimentaires auxquelles je ne cède pas (et pourquoi) et celles auxquelles je cède (et pourquoi).

Rendez-vous dans 15 jours pour en rediscuter avec lui.

Mais pour moi qui ai passé ma vie à culpabiliser et à tenter de contrôler l’incontrôlable, et maintenant que je suis définitivement guérie de mon hyperphagie, tu peux pas imaginer à quel point cette approche bienveillante me fait du bien.

Telle que tu me vois là, je fais 109 kilos, et je me suis jamais trouvée aussi bonnasse. HE OUAIS.

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Raclette et gueule de bois (ou comment gérer les repas en société)

C’est l’occasion parfaite pour te parler de comment j’ai pris l’habitude de gérer les repas « sociaux ». La tristesse de bien des gens qui sont au « régime » (arrêtez ça, vraiment les amis, faites-vous du bien), c’est d’avoir peur des repas avec les potes, des verres après le taf, des déjeuners patapoufs du dimanche midi avec la famille.

C’est chiant, d’avoir peur d’un repas. Vraiment, je t’assure.

Moi qui suis ta gourou de « manger en restant cool » depuis bien longtemps : hier soir, raclette à la maison avec des copaings. Avec du vin blanc (trop). Bon, j’ai mangé à ma faim, comme d’habitude, et plutôt lentement pour en profiter aussi longtemps que les autres convives qui se gavent naturellement avec la raclette. Je profite du grill au-dessus de l’appareil pour faire griller des champignons (quel délice, les amis) et des courgettes et un peu de crevettes (je ne mange pas de charcuterie).

Dessert, me restait un peu de place pour du fondant au chocolat (j’avais fait exprès de limiter sur la raclette pour du bon dessert). J’ai donc au final mangé quand même plus que pour un repas « normal, et j’ai moins géré la quantité de vin : j’ai trop bu.

Résultat ce matin : petite gueule de bois mâtinée d’un trop-plein inhabituel de bouffe grasse (= fromage fondu), j’étais bien patraque. J’ai mangé un peu de pain de seigle en arrivant au boulot, glouglouté une bonne demi-bouteille d’eau et une bonne demi-cafetière et geint une bonne demi-matinée. Et ce midi je pense tenter une petite salade toujours avec du pain de seigle (pas pour faire blogueuse healthy hein, juste parce que MEILLEUR PAIN DU MONDE). Parce que je sens que mon estomac réclame de la bouffe, mais mon cerveau me dit « ATTENTION MEUF FAIS PAS DE DEGATS ON EST ENCORE EN TRAIN DE DIGERER LE GRAS LA DESSOUS ». Voilà : aucune envie de manger donc.

Je te le dis : ton corps est bien foutu, et il faut l’écouter. Il a souvent raison le bougre.

L’instant gourou est terminé, tu peux reprendre une activité normale ! Tandis que moi je pense avec un gros soupir au nouveau dîner chez d’autres potes ce soir… My my my.

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Bonheurs et sensations

Loin de moi l’idée de sombrer dans la niaiserie, mais je suis au bord de son précipice tout de même… Je crois bien avoir atteint le sommet de mon bonheur. J’entends par là : je n’ai jamais été aussi heureuse.

La trentaine rayonnante, ça doit être ça !

Les points plus prosaïques :

  • samedi : 108,1 kilos (j’ai démarré en février à 111,3, ça descend pas vite mais ça descend)
  • le bonheur de retrouver des vraies sensations sportives : ça te le fait pas, à toi, quand tu reviens d’une séance particulièrement exigeante, d’avoir une odeur particulière dans les sinus ? Non, je parle pas des aisselles, je parle d’une sensation étrange dans les sinus qui suit un vrai effort de maboul.
  • ce week-end on est allés se promener le long de la côté d’albâtre. Fécamp, t’es toujours aussi séduisante, on aimerait bien se poser sur tes falaises pour de bon.
  • la bouffe ? tout va bien. Je suis les principes inculqués par ma psy l’an dernier, prônés également par Zermati & co : manger quand on a faim, écouter ses sensations, s’arrêter quand le ventre est plein et que ce que l’on mange ne nous fait plus VRAIMENT envie. Plus ça va, plus c’est facile.

Je digresse un peu sur cet aspect : si tu passes par là, que t’as plus ou moins réglé des problèmes de bouffe (sinon, fais-toi aider) et que tu galères un peu sur les portions, suis ces principes là et accroche-toi. Ca met du temps à venir, mais quand ça vient, ça change la putain de vie.

*Ne rien s’interdire (le cerveau est naturellement raisonnable, et c’est lui qui gère le bide), ne pas manger sans faim (sauf gourmandise déraisonnable et à raisonner au repas suivant, qui normalement s’autogèrera puisque… moins faim), s’arrêter quand on a plus faim (c’est le plus difficile, c’est ce qui demande le plus d’effort, mais apprendre à gérer ça c’est génial), manger quand on a faim (peu importe l’heure, le contexte… au début c’est un peu déstabilisant et puis en fait on se régule très vite, quel bonheur de pouvoir manger quand on a faim même s’il est 15h15 et que c’est pas officiellement l’heure du goûter, si on a faim c’est qu’il faut manger, alors ON MANGE), sentir et déguster ce qu’on mange, lentement (je sais ce que c’est que de manger vite pour avoir le plaisir de se resservir parce que c’est bon, sauf qu’en fait avec un peu d’entrainement on comprend que ça sert à que dalle, et qu’on se resservira uniquement si on a encore faim, et qu’en fait c’est rare et se resservir fait bien souvent trop manger, trop de boulot à ton système digestif qui va stocker du gras, te ballonner et toutes ces joyeusetés. Je t’assure).*

Kiffer de manger quand on a faim. Kiffer d’attendre quand on a pas faim, ça sera meilleur plus tard, je te le garantis.

Kiffer le pain au chocolat de la boulangerie en arrivant à la mer. Kiffer le gros plateau de fruits de mer de à la mayonnaise de 13h, avec un peu de pain, et un picon bière avant un verre de riesling. Oublier le dessert parce que t’es repu. Kiffer la grosse gaufre-pâte à tartiner du goûter à la mer à 17h parce que t’as une grosse dalle, ne pas la finir parce que t’as kiffé les premières bouchées et qu’elles t’ont gavée au moins jusqu’à 20h. Kiffer le bo-bun crevettes que tu finis pas, finalement, t’as plus faim. Kiffer d’aller se coucher légère sans avoir faim.

Inutile de te dire qu’après une journée comme ça, j’avais pas pris un gramme sur la balance ce matin.

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Chrono-nutrition, un peu

Je n’ai pas encore parlé ici de chrono-nutrition, parce que je trouve ça si pompeux, bon sang. Malgré tout c’est quelque chose que je pratique depuis quelques temps (dans la mesure du raisonnable bien sûr, je suis définitivement CONTRE les régimes et autres trucs contraignants, j’espère que tu l’as bien compris).

Mais je suis en quête de bien-être en général. Et il se trouve qu’avoir changé mes petits-déjeuners a un impact non-négligeable sur le bien-être en question. Bon, on va encore tourner autour du sucre hé ui, car c’est bien lui qui semble être au coeur de l’attention de mon corps qu’est-ce que tu veux y faire.

Donc : le matin, c’est du gras, du gras et encore un de gras. Soit : du fromage (quelle jolie vie je mène). Avec du pain de seigle (pas pur seigle hein, le bon pain de seigle du boulanger que quand tu le grilles c’est si bon). Tu prends le pain que tu veux en vrai (même s’il paraît que le blanc est pas bon parce qu’il fait grimper la glycémie… j’ai pas vu beaucoup de différence quand j’ai pris du pain blanc, donc bon, je te jette pas la pierre).  Et un grand café ! Enfin ce que tu veux comme boissons mais sans sucre, quoi.

En gros, c’est environ (environ, hein, on va pas se casser la nénette à commencer à peser la bouffe tous les jours… une fois pour repère, c’est bien) 80g de pain et 100g de fromage. Plus ou moins, en fonction du déjeuner qu’on prévoit… tard, tôt, léger, grassouillet… Tu peux ajouter une lichette de beurre (quel bonheur, bon sang). ,Je ne mange pas de viande, mais tu peux mixer fromage et charcuterie. Je mixe parfois avec du saumon fumé, ou un oeuf au plat <3.

En ce moment, comme j’ai un peu de mal à me lever et que je cours un peu entre le brushing et le câlin aux chatons, je mets tout ça dans un tupp’ et je l’emmène au bureau : du coup j’en fais un peu moins, vu que ça me fait petit-déjeuner plus tard.

Bref, les effets sont canons : moi qui avait tendance à avoir salement la dalle à 10h (on en revient aux pics glycémiques évoqués dans mes précédents posts sur LE SUCRE C’EST MAL HAAAA), je n’ai pas faim avant 12h30. Quel confort pour bosser dans de bonnes conditions, en vrai. Et je suis moins gonflée, moins ballonnée, et ce toute la journée. On va pas se mentir, c’est confortable aussi pour être pas trop serrée dans son slip.

Allez, la bisette.

 

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Slow sugar : semaine 4

En vrai j’ai arrêté de manger du sucre raffiné/ajouté/industriel pendant 3 semaines. Je suis repassée depuis à une alimentation très slow sugar : pas de sucre sus-cité au quotidien, sauf joker pour les trucs qui valent vachement le coup (genre le moelleux au chocolat au resto étoilé de l’autre soir, gnn)(ou le pop corn au ciné, c’est ça qui m’a fait replonger).

  • J’ai définitivement mis de côté les boissons sucrées. Ca n’a aucun intérêt et ça ne me manque pas une seconde.
  • J’ai définitivement mis de côté les aliments tout prêts qui contiennent du sucre ajouté. Ca n’a aucun intérêt et ça ne me manque pas une seconde.
  • J’ai définitivement mis de côté les desserts sucrés du quotidien : yahourts aromatisés, crèmes dessert, chocolat sucré, enfin tous les desserts quoi. Ca me manque un peu parfois, mais ça vaut pas le coup.
  • J’en avais déjà peu, mais j’ai abandonné toutes les sucreries, biscuits, etc. Idem que le reste. Idem pour la confiture, la compote toute prête.
  • J’ai définitivement mis de côté les pastilles de menthe. Je me brosse donc les dents 4 fois par jour, tout va bien (je suis très frustrée, mais c’est typiquement du sucre qui sert à rien, ou des édulcorants…)

Seul sacrifice que je ne suis pas prête à faire : la volvic citron. C’est ma drogue, je suis en crise de manque si je n’en ai pas, et il y a DU SUCRE. Un peu, c’est de l’ordre de 1g /100mL. Mais je ne PEUX PAS LAISSE-MOI. C’est ma triche.

En vrai et malgré la volvic citron, l’effet sur mon humeur et sur mon énergie sont apparemment durables, c’est un vrai bonheur. Ma peau semble aussi vraiment aller mieux, même si elle garde ses variations liées au cycle, mais en version douce.

Je suis donc plutôt très satisfaite de ma décision. Je me sens vraiment mieux sans sucres, ni édulcorants. Je continue de faire du sport au moins 3 fois par semaine, j’essaie de viser les 10 000 pas par jour mais c’est pas évident, je tourne entre 8500 et 11000 la plupart du temps.

  • Côté nutrition, en dehors de l’aspect sucre, j’ai l’impression en ce moment de tourner autour de ma vraie façon de me nourrir. Je suis pas très claire, j’en ai bien conscience : mais j’ai l’impression de ne pas avoir encore mis le doigt sur la manière la plus adaptée de me nourrir, pour moi, ma morphologie, mon activité, mon bien-être. Tu vois ? Je vais donc tester quelques trucs un peu basiques, comme l’abandon des féculents après 16h (ce qui devrait pas être très compliqué), la diminution drastique de ma consommation de produits laitiers (ça, ça devrait être compliqué : je vis toujours avec un type qui vend du fromage, tsé).
  • C’est une sensation assez agréable que d’apprendre à s’écouter, au fil des années. J’ai laissé tomber la viande quand j’ai senti que ça ne me faisait plus de bien. Je ne fais plus de sport à jeun, c’est entièrement contre-productif chez moi. Je laisse tomber le sucre parce que clairement, ça me plombe. Maintenant j’ai des envies de légèreté. Moins de gras ! Moins de bouffe en général.

Wait and see.

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Slowsugar – Semaine 1

Alors, si je faisais un bilan de cette première semaine sans sucre ?

Je rappelle le principe pour ceux du fond (et ceux de devant qui font genre, les fayots) :

  • Pas de sucre ajouté, raffiné, industriel. Que le sucre naturellement présent dans les aliments, et encore, un minimum de sucre « rapide » (je n’ai mangé que des fruits, quoi).

A quoi j’ai renoncé, par exemple ?

  • au pain de mie complet (y a du sucre ajouté)(beaucoup)
  • au vinaigre balsamique (y a du caramel)
  • à la bénédictine proposée par des amis après un dîner (y avait BEAUCOUP de sucre ajouté)
  • à tous les desserts qui sont passés sous mon nez (y compris les yahourts, hors yahourts nature)

Pour le reste, je ne mange pas tellement sucré, et je mange quasiment aucun plat tout préparé, donc le challenge n’a pas été trop dur pour l’instant.

Les effets sur moi ? Hé bien, le ressenti est frappant :

  • Depuis jeudi, je sens du chocolat partout. Dès qu’un truc est très sucré autour de moi et qu’il est à portée de narines, je sens du chocolat. Même si c’est du nougat chinois, par exemple. C’est extrêmement étrange, d’autant que je ne cours pas après le chocolat (j’aime beaucoup, hein, mais bon, je ne suis pas accro comme beaucoup de gens qui ne peuvent pas vivre sans leurs 12 carrés du soir).
  • J’ai eu des petits flashs d’envie sucrée. Jamais à partir de rien, mais devant les desserts de la cantine par exemple, des espèces d’impulsions vers les trucs au chocolat, les danettes, même le gervita fraise que je prends de temps en temps… Assez fou, ces besoins qui sont repartis aussi vite qu’ils sont arrivés.

Sinon… tout va bien. Je continue, je pense jusqu’à la fin de ce mois ! Même si cette semaine risque d’être un peu plus compliquée, moi qui ai toujours des sales fringales de sucre pendant ce genre de période, gneu.

Et aussi :

  • j’ai décidé de ne pas me peser cette semaine (j’essaie de suivre ce que me disent mes hormones, et elles me disent que la rétention d’eau cette semaine va me faire du mal… alors je vais y aller mollo sur le sel et ne pas courir après la balance – elle m’attendra).
  • j’ai fait plein de sport, et ça fait du bien ! 4 séances à la salle la semaine dernière, en toute sérénité, beaucoup de cardio et un peu de muscu (et beaucoup de The Good Wife sur Netflix pour faire passer). J’ai la chance d’avoir une salle à moins d’une minute à pieds de chez moi, où l’affluence est carrément raisonnable : j’en profite.
  • j’ai beaucoup marché (enfin, j’ai bravé la neige et chaussé mes plus belles chaussures de rando pour affronté les trottoirs parisiens glissants nomdidju). Je vis dans une ville superbe dans un quartier tout beau, je suis en pleine forme… aucune raison que je ne marche pas plus : ça fouette le sang, comme disent mes grands-parents.

Du coup avec tout ça j’ai laissé le ménage et la lessive à l’abandon. Bah… faut bien avoir des priorités.

Je me sens bien.

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1001

J’aime bien, moi, les départs à zéro. Même quand y en a 1000 ! Je suis au 1001ème, mon Everest se dresse devant moi comme jamais.

Mais, j’ai jamais été aussi bien équipée. J’aimerais bien te faire une belle allégorie à base de piolets et autres après-skis mais je suis pas sûre sûre.

  • Je me marie ! Pas tout de suite. Mais la date est fixée et en fait, malgré toutes mes marmonneries, j’ai vite réalisé que je voulais une jolie robe. Non, pas une meringue, non, pas un bustier (j’ai rien contre hein, mais c’est pas pour moi). Mais une jolie robe civile, dans laquelle je serai bien à mon aise, dans tout ce que ça peut renfermer.
  • Je me suis pesée ! Hier, après plusieurs mois sans (c’était l’une des composantes de la thérapie : pas de pesée, pas avant que ça n’aille vraiment mieux). Ca va vraiment mieux, et le chiffre sur la balance a été pris avec un petit soupir relatif et non surpris.
  • 111,3.
  • Octobre 2014 : 85.
  • Je suis allée voir Sugarland au cinéma. Petite gifle hein, bien comme il faut. Entre les dégâts du sucre (raffiné, transformé, édulcoré) et mes envies de mieux, il ne m’en a pas fallu plus : j’ai supprimé ce sucre de mon alimentation (sauf sucre caché que je n’aurais pas débusqué…). Je ne suis pas un bec sucré de toute façon, et c’est l’affaire de quelques semaines histoire de se désintoxiquer. Après je cèderai aux vraies envies, de temps à autres. C’est le plan. Toujours sans faire de fixette débile : je veux manger à ma faim et à mes envies, a minima.
  • Je me fais livrer des légumes locaux au bureau ! Grâce à un partenariat de ma boîte avec une plate-forme qui fait le lien entre des producteurs de la région et nous, on peut passer commande d’un joli panier. J’ai testé plusieurs fois, j’ai décidé de m’y tenir chaque semaine : c’est trop confortable de disposer de bons produits pour cuisiner.
  • Je recuisine ! Je me suis équipée d’un Companion de Moulinex. Ca permet de trouver un bon équilibre entre la cuisine (que je ne sais pas vraiment faire) et le temps que j’ai. C’est mon nouveau meilleur ami, je l’aime d’un amour pur et fou.
  • Il est temps. Largement temps de me donner les moyens de ce que je mérite. J’ai toutes les cartes en main, je vais mieux, la dépression est loin et la boulimie encore plus. Ne reste que des habitudes à balayer. Et un objectif très ambitieux à atteindre (la créatrice de la robe dont je rêve s’arrête au 44, je fais un 50/52). J’ai un an.

Si vous avez des encouragements en réserve, je prends 😉

Ce soir ? Soupe de légumes, une lichette de mozzarella et un peu de seigle. C’est le soir, on y va light.

Prochaine fois, je te parle de chrono-nutrition et de mes nouveaux petits-dèj depuis quelques temps (ça va, pars pas, ça va être bien !).

I’m back, baby.