Carnet de Bord

Les nouvelles fraîches

Fraîches aussi parce que l’automne a pointé le bout de son nez et avec lui les habituels salmigondis qui accompagnent mes transitions saisonnières.

Je vous ai laissés en décembre 2016 au moment ou ma thérapie devenait un peu moins compliquée à gérer et où la dépression s’estompait.

Bonne nouvelle : la dépression s’est bel et bien évanouie ! Même si ma lucidité naturelle me fait savoir qu’elle sera toujours quelque part, tapie dans l’ombre, prête à resurgir. Il paraît que c’est le lot de tous ceux qui ont subi une dépression : la chronicité potentielle. Mais ça c’est la partie cachée de l’iceberg : le niveau des eaux ayant tendance à remonter, espérons qu’elle reste bien cachée.

Bonne nouvelle 2 : ma psychologue a jugé en juin dernier que je n’avais plus besoin d’elle pour avancer, que je pouvais continuer mon chemin toute seule, sans roulettes.

J’ai eu peur, mais j’étais assez d’accord. On a fait un très grand tour de toutes mes problématiques, en 9 mois (tiens, j’avais pas fait le calcul, la symbolique est belle), on a creusé, fouillé, déterré. J’ai tout raconté dans les moindres détails, j’ai même déterré des choses que j’avais cachées bien loin dans mon inconscient. J’ai énormément pleuré, énormément réfléchi, énormément compris.

Enfant, j’ai manqué d’amour. J’ai culpabilisé. J’ai mangé. J’ai culpabilisé. J’ai manqué de confiance. J’ai mangé. J’ai culpabilisé. J’ai mangé. Une boucle bien ronde et bien dodue s’est bouclée. J’ai construit une personne sensée repousser tous les assauts extérieurs, pour m’éviter un abandon inévitable. C’est classique, hein, mais particulièrement efficace dans la destruction.

J’ai été très très malade, là-haut. Je le serai toute ma vie, je le sais maintenant. Malgré tous mes efforts, je ne pense toujours pas être digne de grand-chose ou de grand-monde. La grande question de ma vie restera : mais pourquoi les gens qui m’entourent le font-ils ? Pourquoi restent-ils ? Moi si j’étais eux, je me quitterais.

Malgré tout le degré d’intensité de ces sentiments est tellement moindre, par rapport à avant. Avant Madame ma psy, avant que je ne déterre tout pour tout nettoyer.

En vrai, je suis vraiment en pleine transition. Je suis en train de découvrir la vraie personne qui se cache sous mes vêtements et mes expressions. Mais l’ancienne, la masse de peurs qui s’était formée dans l’enfance et n’a commencé qu’à se détricoter il y a quelques mois, est toujours cachée quelque part. Elle me confie ses réactions brutes, elle me fait penser comme quelqu’un qui devrait toujours effacer sa vraie nature. Tandis que l’autre, la nouvelle (la vraie ?) commence à trouver sa place et à s’exprimer vraiment. Je sais que c’est cette deuxième « personne » que je suis. À bientôt 30 ans, il est temps qu’elle s’installe ! Malgré tout, la transition prend bien des formes, et elle passe aussi par une transformation physique qui a doucement repris. Il m’a fallu du temps pour redécouvrir mes sensations en ce qui concerne la nourriture : j’y arrive. Je suis encore obligée de réfléchir pour manger, mais j’y arrive. Je ne mange désormais que quand j’ai faim – ma psy m’avait prévenue : c’était la première étape de la guérison des TCA.

La deuxième étape, c’est de s’arrêter quand on a plus faim. C’est plus délicat et j’y travaille toujours. J’attends avec beaucoup d’impatience le jour où je ne serai plus forcée d’y travailler, de réfléchir.

Tout ceci n’est qu’une petite partie de la tempête sous mon crâne, encore. Mais je continue d’avancer. Ce qui est certain, c’est que sur ce blog vous ne retrouverez jamais de « j’ai mangé ci et ci et regardez cette photo ». Ça m’a aidée un temps, mais c’est une période définitivement révolue de ma vie. Aujourd’hui je cherche essentiellement à trouver un équilibre dans cette vie, dans mes comportements. Je ne me pèse plus (et je ne compte pas le refaire un jour, a priori). Je cherche une cohérence, une sérénité. Peut-être que vous en serez témoins ? Si j’arrive à tout démêler.

 

 

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Carnet de Bord

Reset

J’ai trouvé ! Je devrais plutôt dire « on a trouvé ! » parce que madame ma psy y est pour tellement que bon.

Mais oui, on a fouillé et on a à peu près trouvé toutes les raisons qui ont expliqué mes problèmes, ma boulimie, ma dépression, et tout le reste. 3 mois de thérapie intensive et on y est, et surtout on avance.

J’ai l’impression d’avoir appuyé sur reset et de me découvrir une nouvelle personne. Les 3/4 de la culpabilité que je ressentais depuis trop d’années sur trop de sujet se sont envolés, et ma manière d’aborder les choses a muté. La bouffe, aussi. J’attends de voir ce que ça devient, mais j’aborde les choses très différemment, en lien notamment avec l’abandon de toute sorte de culpabilité.

Dans tous les cas : la dépression a filé. Enfin disons que je l’ai faite fuir. Je ne pleure plus. Plus d’accès soudain et inexpliqué de tristesse. Plus d’effondrement à la moindre contrariété.

 

OUF.

Carnet de Bord, Sport

BEN OUI !

Evidemment, il fallait que je t’en parle. J’ai joyeusement entamé ma première séance de la semaine tout à l’heure en sortant du travail. Hop, les abducteurs, hop les adducteurs, hop les ischio, hop les triceps (outch), hop le gainage, hop … la crise de tachycardie.

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La bonne, hein, celle qui te fait passer d’un 120 bpm pépère à 200 bpm izy-pizy en 1 demi-seconde. La bonne nouvelle, c’est que ça m’est déjà arrivé, et que je sais gérer : je me suis assise, dos au mur, j’ai coupé la musique et respiré aussi naturellement que possible en tâchant d’ignorer les battements zinzins dans ma poitrine. C’est passé en environ 60 sec, je dirais, j’ai retrouvé mon 120 pépère en 1 demi-seconde au bout d’une minute, je dirais.

Je me suis reposée dans cette position quelques minutes, admirant les biceps moches des types de la salle et puis j’ai fait une petite demi-heure d’elliptique tranquillou avant de réaliser que bon, cette longue minute de zinzinade dans ma poitrine m’avait simplement épuisée. Je suis rentrée (en taxi… shame ! Je ne me sentais pas de rentrer en vélo).

Ca me fait réfléchir cela dit sur ma manière de me faire du bien. Je veux dire, je crois sincèrement que tout ce sport me fait un bien fou, mais est-ce que je suis obligée d’aller aussi loin dans la douleur pour me faire du bien ? Je veux dire, je mérite de prendre soin de moi sans me faire du mal. Il s’agit de prendre du temps pour moi, pas de me punir.

Je n’ai rien fait de mal, après tout.

Je vais continuer mon entrainement, mais le rationaliser un petit peu. Rendre l’une des trois séances à la salle optionnelle dans la semaine, par exemple. J’ai le droit d’être fatiguée, d’avoir la flemme. On a le droit d’être fatigués, d’avoir la flemme, zut !

Carnet de Bord, Régime

Le week-end de la peur

Tu te souviens, la semaine dernière j’avais réussi le grand chelem de la bouffe équilibrée ! Du vendredi soir au dimanche soir, rien que du sain et du sans-excès.

Ben ce week-end, c’était combo dîner d’anniversaire du monsieur et brunch du dimanche avec des amis. Spoiler : je m’en suis bien sortie ! Samedi soir, dîner dans la famille de monsieur, donc. Avec au menu du poisson « parce qu’on sait que tu manges pas de viande, donc saumon ».

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En gros j’ai zappé l’apéro, dégusté le poisson et le riz, grignoté un morceau de fromage et avalé un morceau de gâteau aux fruits. Et en rentrant j’avais faim, ce qui veut bien dire que j’ai pas abusé sur les portions.

Quand au brunch d’hier midi, BON. Un peu plus compliqué mais au final je crois que j’ai mangé : 2 viennoiseries, 2 pancakes au sirop d’érable, une tartine fromage frais saumon fumé, un peu de pain/confiture, un peu de fromage, une part de cake coco/citron vert. Et hier soir, soupe thaï maison. Bon et finalement, 1,4 en moins sur la balance ENFIN.

J’t’avais dit, hein, la patience, tout ça. En vrai c’est pas compliqué, la dynamique est réellement là, donc j’en profite.

Je pense que cette semaine je vais reprendre le sport, doucement. Je commence à me sentir mieux et à retrouver l’envie de bouger. Alors probablement mercredi…

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En attendant j’ai plusieurs articles sur le feu : le petit-déjeuner (<3), la gestion du déjeuner, des repas à l’extérieur, et la grossophobie ordinaire. J’avais jamais abordé ça ici, mais les gens qui agissent différemment avec toi parce que t’es grosse, ça existe encore quand t’es adulte.

 

Carnet de Bord, Recettes

Fils rouges

J’essaye d’avoir des fils rouges, dans ma vie en général. Si j’aime les sorties de route, j’aime mes routines d’un amour pur et inconditionnel. Je suppose que tout le monde a besoin de repères.

Dans mon cas, je me sens vite perdue et stressée si je n’ai pas mes moments de routine pour m’y retrouver (c’est un peu bizarre et on dirait que je suis zinzin, dit comme ça)(peut-être bien que je suis zinzin). Le problème c’est que j’ai déménagé récemment. Pour la bonne cause, en me rapprochant de mon travail – et de Paris donc, et j’en suis ravie, on se fait bien à ce nouveau lieu ! Mais j’ai perdu toutes mes routines, et du coup je suis PAUMEE.

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Le truc positif c’est que paradoxalement… J’adore me faire des nouvelles routines. Parce que J’AIME LE CHANGEMENT DE ROUTINE.

Zinzin. 

Dans tous les cas, j’essaie d’intégrer mes vieux réflexes à mes nouvelles routines. Intégrer le sport (difficile en ce moment avec mes angines et autres virus à répétition mais j’y travaille), la préparation des repas… Rendue plus facile grâce à l’arrivée de la cuisine après 1 mois d’attente et de camping à base de micro-ondes, de livraison et de salades.

Préparation d'une soupe avec les 2 commis les plus mignons du monde environ
Préparation d’une soupe avec les 2 commis les plus mignons du monde environ

Et au passage une jolie soupe que j’ai préparée la semaine passée : soupe patate douce/coco/citron vert (j’ai chipé la recette chez la merveilleuse Edda).

Soupe de fin d'hiver
Soupe de fin d’hiver

Pour 2 : 1 grosse patate douce et 1 carotte épluchées, que l’on fait cuire gentiment dans 20 cl de lait de coco et autant de bouillon qu’il faut pour recouvrir largement tout ça. Quand les légumes sont tendres, mixer et assaisonner avec du sel, du poivre et le jus d’un citron vert. Et c’est franchement très bon, la soupe réconfort-type de quand on a eu une sale journée et qu’on a besoin de douceur.

Espérons que le prochain post sera dénué de tout virus, et causera un peu de sport. La bisette !

Carnet de Bord, Régime, Sport

Réveil en douceur

Parce que c’est un peu comme si j’avais dormi pendant 2 ans, là, tu vois. Disons 18 mois. Et du coup, je ne peux pas repartir comme si rien n’avait changé, je veux dire. J’ai repris trop de poids, je bloblote de partout (environ).

Du coup, j’ai repris le sport en douceur sachant ça (en plus du fait que je sors à peine d’un combo grippe + angine + otite + rhinopharyngite). L’idée, c’est de reprendre l’endurance fondamentale (presque exclusivement), pour CHASSER LE GRAS !

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L’endurance fondamentale en très gros, c’est de faire du sport longtemps mais peu intensément. 40 min minimum, à 70% de la fréquence cardiaque max (on trouve partout sur internet des méthodes de calcul pour ça, c’est simple simple simple).

Hier matin, petit bilan après plusieurs mois sans sport :

  • Elliptique : 45 min
  • Tapis – marche rapide : 25 min
  • Vélo (récupération) : 10 min

Ben figure-toi que c’est pas si mal ! Presque frustrant de pas me pousser plus, mais je sais que mon organisme a été mis à rude épreuve donc on s’en contente (et on y retourne jeudi PARCE QU’ON EST FORTICHE ET MOTIVÉ).

Et sur le plan de la bouffe ? Ben ça va. Je vous raconterai plus précisément comment je gère les midis au bureau dans un autre post (ça implique la cantoche et la cafétéria du taf, tout un programme). Et le soir, on maintient le cap. Par exemple ce soir, c’était soupe Kao Soi (de chez Picard) et fraise/fruit de la passion/menthe en dessert. Un dîner de championne HO.

Je vous laisse, faut que j’aille câliner mon chat (il a pas l’air content que l’ordinateur soit sur mes genoux, c’est son spot préféré où ronfler).

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Carnet de Bord

De nouvelles perspectives

Ca commence à faire un bail que je ne suis pas revenue ici. Comme on peut l’imaginer, j’ai changé, plein de choses se sont passées dans ma vie et je n’ai plus les mêmes préoccupations. Mais ce que vous devez savoir pour continuer c’est que même si je ne suis plus boulimique (yay !), vivre avec quelqu’un, CA FAIT GROSSIR.

Non, je fais pas de généralités, m’enfin là c’est clairement mon cas (à tel point que je n’ose même pas me peser C’EST DRAMATIQUE).

Je n’ai donc plus de problème avec la bouffe, mais il faut que je mange mieux, et moins. Me voilà dans un régime aussi classique que possible donc, avec ouh là, plein de kilos à perdre. Du sport, de la cuisine, des tas de trucs avec des hashtags chiants genre #healthy et #fit. (cf le compte instagram à droite, là).

On va se pencher sérieusement là-dessus. Vous me suivez ?

J’avais pas de visuel adéquat du coup j’ai collé une photo de mon buffet, vous m’en voulez pas ? La prochaine fois ce sera sûrement des chats.