Carnet de Bord, Régime

L’appel de la salade

Façon Croc-Blanc, voyez, sauf que moi, ce n’est pas l’atmosphère de la forêt qui m’appelle, les résineux, la solitude, la vie sauvage… Non, moi ce qui me botte, c’est LA POUSSE D’EPINARD. Je sais. Ca fiche un coup.

Du coup, PAF la salade :

Du vert !

Pousses d’épinard, pois chiche, mozzarella, olives, graines de tournesol. J’ai accompagné ça d’une petite assiette de pâtes au pecorino pour le plaisir ! Et du fromage blanc en dessert.

Et oh, ce matin, je me suis réveillée grognon. Je soupçonne mon inconscient (le filou) de me réveiller grognon tous les matins pour me pousser à manger des trucs bons. C’est tout à fait inadmissible.

Grillés !

English-muffins, jambon, mozzarella, café noir, jus d’orange. J’avais pas le choix, il faisait trop froid, il me fallait un petit-déjeuner total-look chaud.

Et j’ai oublié de me peser ce matin. En toute bonne fois, hein, j’ai pas « oublié » en la regardant de travers, non. Oublié. Ca ne me chagrine pas, on verra les jours prochains si le réflexe me revient !

A demain !

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Les variétés du lundi

Ce matin, je me suis réveillée épuisée malgré une bonne nuit de sommeil. Une seule solution : un petit-déjeuner qui déchire !

Ben, voilà :

On oublie le blues du lundi

English-muffins, beurre salé, nocciolata, café noir, jus d’orange. J’ai pris mon petit-déjeuner à 7h30, pas eu faim avant 12h30, et encore.

Nocciolata, douceur matinale

Ce midi, bon, la flemme (ça arrive). Pâtes de la boulangerie, pain au raisin. Mais ce soir, je suis passée à la poissonnerie en rentrant (ce qui ne m’arrive absolument jamais, je ne sais pas ce qui m’a pris). Mais voilà le résultat :

Pavé de saumon, légumes poêlés

Pavé de saumon, champignons de Paris, poireau, choux de Bruxelles.

Et en dessert, on se fait plaisir :

Sweet !

Fromage blanc, une belle lichette de Nocciolata et quatre carrés de chocolat ! Une journée classique, malgré l’écart de ce midi.

Mon parcours

L’histoire

Après presque 2 mois de traitement à coups d’au moins 1 post par jour, il est temps de faire le point sur ce qui m’a amené jusqu’ici. A 24 ans, à lutter pour qu’un problème non réglé depuis l’enfance ne bouffe pas ma santé et ma vie dans sa globalité. Je vous mets mon histoire, là, sur la table. faites-en ce que vous en voulez.

Tout a commencé un sombre soir de novembre : la neige tombait à gros flocons et j’ai poussé mon premier cri. Comment ça, je remonte trop loin ? OK, OK !

J’ai passé mon enfance à manger. Manger la bonne cuisine, familiale, traditionnelle. Plats en sauce et coquillettes jambon. Et aussi des plats préparés, surgelés. Sans aucun égard pour l’équilibre alimentaire. J’ai commencé à en entendre parler de celui-là, seulement au collège, quand j’ai commencé à sérieusement déprimer d’être trop grosse. Avec autour de moi les copines qui étaient minces, qui commençaient leur vie amoureuse doucement, qui vivaient bien leur corps.

Nous, à la maison, on mangeait. A notre faim, et plus que ça, même. Le contrôle des portions n’était lié qu’à nos envies : tu veux en reprendre ? Reprends-en. Un enfant qui mange est un enfant en bonne santé. Le mercredi, le samedi, le dimanche : c’est jour de fête, on fait de la pâtisserie. Tu reprendras bien un bout de gâteau ? Je n’ai jamais su dire non, j’ai toujours adoré manger, c’est ainsi. La bouffe a toujours fait partie intégrante de ma vie, et j’y reviendrai d’ailleurs un peu plus tard.

Mais ce n’est pas seulement ça, qui m’a fait grossir, bien entendu. La plupart des enfants, des gens qui mangent bien ne deviennent pas obèses, non. La plupart sont bien portants, sont bien, vivent comme ils l’entendent. Moi, je suis devenue obèse dès l’enfance. Et particulièrement quand j’ai commencé à ne plus contrôler ce que je mangeais. Au collège, je rentrais avant tout le monde à la maison, vers 16h15, après l’école. Le goûter était constitué de plus grand nombre de biscuits que je pouvais avaler sans que la baisse dans le paquet ne devienne suspecte pour le reste de la famille. Les biscuits ronds, comme les Prince. Avec un verre de lait. Parfois additionné de quelques cuillères à soupe (!!!) de chocolat en poudre. Parfois additionné de pains au lait. Parfois additionné d’un bol de céréales. Parfois additionné d’absolument tout ce qui pouvait me faire envie, encore une fois sans que je puisse « me faire prendre ». J’avais visiblement déjà conscience que manger autant était mauvais pour moi, et j’avais honte de ne pas pouvoir résister. Tous les week-ends je faisais de la pâtisserie, j’adorais ça (et j’adore toujours ça, d’ailleurs, même si je suis naturellement obligée d’en faire moins aujourd’hui).

Au fil des mois et des années, j’ai grossi, encore et encore. Et mes problèmes avec la nourriture se sont drôlement aggravés. A la fin du collège, et au lycée, dès que j’étais seule à la maison, je mangeais. Ce que je pouvais, en priant pour que cela ne se voit pas. Je « ponctionnais » dans chaque fromage un morceau, avec du pain. Les biscuits apéritifs, les biscuits sucrés, une tranche de jambon, tout ce qui pouvait se manger sans que ça se voie trop.

Avec le recul, je me dis que ça n’est forcément pas passé inaperçu. Je mangeais dans de telles quantités, c’est impossible. Et à côté, je continuais de m’empiffrer pendant les repas, même si ça aussi, ça commençait à drôlement me faire honte.

Quand j’allais à la piscine, quand je faisais seule une petite sortie inhabituelle, je mangeais. J’utilisais le peu d’argent que j’avais pour manger des trucs qu’on avait pas à la maison. Je me souviens d’une barre de céréales que j’appréciais particulièrement, avec du chocolat dessous. Les Sundy. J’en achetais une à chaque fois que j’allais à la piscine. Et à chaque fois que j’avais fini de manger, j’avais envie de pleurer. Je me haïssais tellement, et je me renfermais sur moi-même bien entendu. Je n’ai jamais été du genre très populaire à l’école, et ça n’a rien aidé.

Mais je ne mangeais même pas par plaisir de manger, pendant ces « crises ». C’est important que je le dise, puisque lorsque l’on pense aux gens obèses, on s’imagine qu’ils passent leur temps à s’empiffrer, enfoncés dans leur canapé, et « ils n’ont qu’à arrêter de manger, quoi ». La bouffe, à ce niveau, c’est une addiction. Comme le tabagisme. Certains parviennent à arrêter à la force de leur volonté. D’autres ont besoin de se faire aider. D’autres sont perdus quoiqu’il arrive : ils n’arrêteront pas, ils ne peuvent pas.

La bouffe, c’est pareil. En dehors d’une période où j’ai perdu 14 kilos (en quatrième, si je me souviens bien, même si cette période est particulièrement floue), il n’y a pas eu de trêve pour moi dans mon problème avec la nourriture. Au lycée, ça n’a pas changé. J’ai cru qu’en ayant de bons amis, les bonnes personnes autour de moi, ça pourrait changer. Non, ça n’a pas changé. Pareil, la bouffe en rentrant du lycée, jusqu’à ce que je n’en puisse plus. Toujours les mêmes aliments, les plus « pratiques » à manger.

Puis, la fac. Un studio pour moi toute seule, là encore, je me suis dit : oh, ça va aller mieux, je vais pouvoir avoir une vie un peu plus stable, faire mes choix, aller mieux. Grosse erreur : ça a été pire. Je me faisais tout et n’importe quoi à manger. Je mangeais correctement pendant une semaine, puis je faisais des courses impulsivement, rien que des trucs parfaitement gras (saucisson, chips, mayonnaise, pâtes au gruyère…). Je pouvais me faire le sandwich le plus gras du monde à 10h du matin (2h après le petit-déjeuner) ou une immense assiettée de pâtes à 15h (2h après le déjeuner). J’étais, on va dire, libre d’exercer mon addiction comme bon me semblait. Mais, vraiment, je ne contrôlais rien. Ca a été l’une des périodes les plus éprouvantes de ma vie, à cause de ça. Je ne contrôlais rien, et je m’en voulais à chaque instant. Je n’ai jamais vomi volontairement. J’ai eu mon diplôme, avec plutôt de bons résultats !

A cette époque, ma soeur était la seule au courant (et encore, plus ou moins) de ce problème, de mes crises. Elle a été très bien, a tenté de me donner des conseils, de me comprendre. Mais c’est terriblement compliqué, imaginez : elle me conseillait de ne pas acheter ce qui était susceptible d’entrer dans le cadre d’une crise. Sauf que quand j’avais envie/besoin de manger, tout pouvait y passer. Vraiment, n’importe quoi qui puisse se manger. Finalement, j’étais la seule à pouvoir régler ça. Comment ? Je n’en avais aucune idée, à ce moment-là. On m’a aussi souvent conseillé d’aller voir un(e) nutritionniste. Mais j’ai passé 5 ans à étudier la biologie sous absolument toutes ses formes à la fac, alors je sais depuis des années ce qu’il faut manger pour être en forme, je sais parfaitement en quoi consiste l’équilibre alimentaire. Le problème est ailleurs.

Je suis rentrée au foyer familial après mon diplôme, et j’ai découvert les joies du chômage ! Longue durée. Après quelques mois d’inactivité, j’ai repris le sport. J’ai couru, plusieurs fois par semaine, la seule manière de ne pas dépérir, dans ma campagne, à chercher du boulot après 5 ans à la fac. Et, en février 2011, un déclic.

Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment. Mais ma vie a changé pour de bon, en février 2011. Du jour au lendemain, j’ai entamé un régime. Un vrai, un long.

Mi-octobre 2011, il y a 1 ans, ma balance affichait – 18 kilos. Mon voyage à Rome (6 semaines à ne pas manger à ma faim, alors que la bouffe italienne est la meilleure que j’aie mangé) était passé par là, et presque 9 mois de régime. 18 kilos. J’étais passée de 111 kilos à 93 kilos, pour 1m64.

Et puis je suis rentrée en France, je me suis remplumée un peu. J’ai trouvé un travail en décembre, à Paris. J’ai fait des trajets de 5h par jour pendant 6 mois, puis j’ai emménagé ici, dans mon coin de Paradis du 19ème. Pendant cette période un peu folle, je ne faisais que peu de cas du régime, j’avais bien des choses à penser, à régler. Et puis, en septembre, je me suis repesée, après des mois d' »abstinence ». Et il ne me restait que 9 kilos des 18 que j’avais perdus… J’ai un peu pleuré. Puis j’ai réfléchi. Et je suis repartie dans le régime.

Le régime d’une vie. Ce que je veux dire par là, c’est que j’ai pris conscience que je serai, de toute façon, toute ma vie au régime. J’aimerai toujours la bouffe, follement (ça fait partie de la vie !), mais je devrai TOUJOURS rester dans la mesure, dans le contrôle. Et pour ça, il faut trouver une manière de manger qui me conviendra toute ma vie, et surtout que je peux adapter en fonction des périodes : en ce moment, elle est un peu plus dure, parce que j’ai encore une trentaine de kilos à perdre pour me sentir bien. Après, quand je serai satisfaite, ça sera un peu moins strict. Mais je lâcherai pas l’affaire.

D’où mon intérêt de manger des trucs bons, qui me vont. Cela fait des mois maintenant que je n’ai pas eu de « crise ». J’ai du en faire une ou deux pendant mon premier gros régime, mais c’est tout. J’arrive à contrôler les grosses envies, les grosses crises qui pointent encore, parfois le bout de leur nez.

Mes seules pertes de contrôle sont aujourd’hui relativement minime sur la prise de poids, mais ont toujours un effet désastreux sur mon estime de moi. Mais elles sont rares. Très honnêtement, avoir réussi à faire tenir un saucisson sec pendant 10 jours entiers dans mon placard, c’est la preuve que je vais beaucoup mieux (non, l’histoire du saucisson n’est pas si anecdotique qu’elle en a l’air…). Je vais quand même beaucoup mieux dans ma relation avec la nourriture. Je vais bien. Je tiens compte de ma faim, des autres repas, de ce que j’aime, de ce dont j’ai envie. Je vais mieux.

J’ai compris des choses, au fil de mon parcours. Que je ne dois pas attendre que le contexte soit propice pour prendre ma vie en main. Que j’étais la seule responsable de ma vie ! Qu’elle ne tient qu’à moi, et que c’est une vraie addiction, la nourriture. Qui ne se combat qu’avec beaucoup d’efforts, que les obstacles et les difficultés se franchissent un par un, sans se presser, au risque de faire une rechute. J’avoue que ça m’effraie toujours. Mais j’avance, et je compte bien continuer…

J’en ai parlé autour de moi, aux gens proches. Qui sont souvent tombés des nues. Maintenant, j’en parle *presque* librement. J’en parle ici. Même s’il m’est arrivé d’en parler et de recevoir en réponse de la psychologie de comptoir façon « tu remplissais un vide émotionnel » ou « tu te faisais une coque pour te protéger des autres et de la vie en mangeant ». Merci, j’en ai déjà soupé, de ça ;). Maintenant, je vis, et je me nourris, et j’apprécie ce que je mange sans en avoir peur. C’est déja bien… et ça n’est que le début !

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Salade, soleil et sensibilités

Ouip, j’ai la tête dans tous les sens depuis quelques semaines. C’est l’automne, les feuilles tombent, les neurones sortent de la torpeur dans laquelle la chaleur de l’été les a plongés, les gens se renferment sur eux.

Ce qui ne m’empêche pas de tenir le coup pour ce régime, ce long chemin que je parcours depuis presque deux mois. Ce matin (avant les pancakes), la balance m’a crié 96,2 kgs au visage. L’honneur est sauf, le plateau se tient, les kilos n’en font qu’à ma tête.

J’aime bien les triptyques.

J’ai acheté des pousses d’épinard hier chez le primeur : salade !

Sunday sesame salad

Hareng fumé, haricots rouge, oeuf dur, roquefort, sésame.

Le manger, y a que ça de vrai

 

Accompagnée d’un mug de soupe de légumes (mug de saison !) et d’un morceau de … baguette ! Je n’en ai pas dégusté depuis déjà presque deux mois, et oui ! J’en ai grignoté un morceau en déjeunant, je vais laisser rassir le reste pour faire du pain perdu plus tard dans la semaine (un petit déjeuner triomphant qui s’annonce !).

En attendant, je continue d’hiberner.

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Le Dimanche avec un grand D

Le dimanche du changement d’heure, c’est toujours un dimanche que j’affectionne. Il est plus long ! Et l’impression qu’on a au réveil quand on se souvient que, ah, une heure supplémentaire pour dormir/petit-déjeuner/aller chercher le journal/profiter du soleil.

Moi, j’en ai profité pour préparer des pancakes ! J’avais fait la pâte hier soir, et pof, une matinée qui commence avec une douceur au sirop d’érable. Un goût délicieux de « on n’en mange pas tous les jours ».

Pancakes et sirop d’érable

Plus mon café noir, et mon jus d’orange, hé.

Le chat sur le café
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Par ici la bonne souplette

Ben oui, il fait froid, on mange de la soupe, c’est une relation de cause à effet qui ne saurait être remise en cause.

A LA SOUPE

Ben si, vous voyez le bol à gauche ? Paf, de la soupe de légumes ! Navet, carotte, pomme de terre, oignon, poireau. Dans mon studio, quand je fais cuire les légumes pour la soupe, les fenêtres se couvrent de buée, et l’air s’emplit de l’odeur soufrée des oignons et des poireaux. J’aime bien ça.

Et à côté ? Quinoa/boulgour à l’échalote et aux champignons !

Basique

Et puis bon, le dessert, comme je l’aime :

Grenade, chocolat, yahourt

Et sinon, j’ai à la fois résisté au fromage à l’apéro, et dévoré la moitié d’un bocal de cornichons. J’ai beau mieux connaître mes réactions et mes raisons depuis quelques mois, il y a toujours certaines choses qui m’échappent. Et qui échappent à mon contrôle, ce qui est bien plus gênant.

 

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Le nez tout rosé

La sortie de ce matin pour faire le plein de provisions a été surtout marquée par le froid et le vent qui sont arrivés, pof, d’un coup sur Paris. Pour mesurer les conséquences de ce changement de météo, merci de vous reporter à la terrible histoire du pot de basilic.

Du coup, pull, manteau, écharpe, et chemin jusqu’au supermarché. Résultat ? Des sacs pleins, et le nez et les pommettes tout rosés par la fraîcheur de l’automne qui s’est bien installé !

En rentrant je me suis évidemment préparé… une salade ! Rien de bien original, mais une bonne manière d’aborder l’après-midi :

La salade vous parle. Ecoutez-la.

Sucrine, champignons de paris, haricots rouges, grenade, comté. Evidemment, 2 clémentines en dessert. Et une soupe de légumes est en train de faire plop plop dans une grande casserole sur le feu.

Et j’ai acheté du potiron pour la première fois de ma vie.

 

ps : j’ai trouvé un chouette nouveau thème !