BEN OUI !

Evidemment, il fallait que je t’en parle. J’ai joyeusement entamé ma première séance de la semaine tout à l’heure en sortant du travail. Hop, les abducteurs, hop les adducteurs, hop les ischio, hop les triceps (outch), hop le gainage, hop … la crise de tachycardie.

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La bonne, hein, celle qui te fait passer d’un 120 bpm pépère à 200 bpm izy-pizy en 1 demi-seconde. La bonne nouvelle, c’est que ça m’est déjà arrivé, et que je sais gérer : je me suis assise, dos au mur, j’ai coupé la musique et respiré aussi naturellement que possible en tâchant d’ignorer les battements zinzins dans ma poitrine. C’est passé en environ 60 sec, je dirais, j’ai retrouvé mon 120 pépère en 1 demi-seconde au bout d’une minute, je dirais.

Je me suis reposée dans cette position quelques minutes, admirant les biceps moches des types de la salle et puis j’ai fait une petite demi-heure d’elliptique tranquillou avant de réaliser que bon, cette longue minute de zinzinade dans ma poitrine m’avait simplement épuisée. Je suis rentrée (en taxi… shame ! Je ne me sentais pas de rentrer en vélo).

Ca me fait réfléchir cela dit sur ma manière de me faire du bien. Je veux dire, je crois sincèrement que tout ce sport me fait un bien fou, mais est-ce que je suis obligée d’aller aussi loin dans la douleur pour me faire du bien ? Je veux dire, je mérite de prendre soin de moi sans me faire du mal. Il s’agit de prendre du temps pour moi, pas de me punir.

Je n’ai rien fait de mal, après tout.

Je vais continuer mon entrainement, mais le rationaliser un petit peu. Rendre l’une des trois séances à la salle optionnelle dans la semaine, par exemple. J’ai le droit d’être fatiguée, d’avoir la flemme. On a le droit d’être fatigués, d’avoir la flemme, zut !

Fais-le tout seul

Et fais-le pour toi. Ca a l’air tout cucul, dit comme ça, mais j’ai envie d’adopter ce ton d’évidence et de paternalisme pour une fois.

*Alerte post plein de trucs persos*

J’aurais pu aussi appeler cet article « la pente ascendante et les dos d’ânes ».
Ca fera bientôt 5 ans que je suis mon chemin pour aller mieux, que je ne suis plus malade, mais que j’ai encore bien des choses à régler. Il ne s’agit pas que d’une histoire de poids à perdre, non. Il s’agit de gagner, pas à pas, un peu d’estime de soi. Il s’agit de ne plus se dévaloriser constamment, de cesser de penser que sa valeur ne dépend que d’un IMC.

Le chemin est long et semé d’embûches sacrément pénibles. Parfois tu sautilles par-dessus et hop-là, voilà l’obstacle derrière toi. Parfois tu te prends une chiée de ronces au passage, et tu t’en sors avec de nouvelles écorchures. Parfois, les ronces se font même accompagner d’un orage et d’une tornade qui suit. Et bon, t’en ressors complètement à plat.

Mais au fur et à mesure que tu comprends les choses et que tu avances, t’es de mieux en mieux armé pour sauter plus haut et swinguer souplement entre les ronces, les fois d’après. Y aura toujours les tornades et les orages, et quelques orties de temps en temps, mais des fois ça pique même pas.

Récemment, j’ai compris 2 choses. 2 GROSSES CHOSES. Je sais, foule en délire, tu te demandes MAIS QUELLES SONT CES DEUX GROSSES CHOSES ? Non, je ne parle pas de mes fesses.

good one
Hinhinhin elle est bonne celle-là

Premièrement, j’ai compris que je me détestais bien plus que je ne l’imaginais au départ. Ca a l’air fort, dit comme ça, mais même si j’ai l’habitude d’en faire des caisses, je pense que je n’exagère pas. J’ai réalisé ça au fil du temps, en me forçant à me regarder, à m’examiner, à m’évaluer. Tout ça est très compliqué pour moi, j’ai passé le reste de ma vie d’avant à me cacher, me dévaloriser, me faire du mal au sens large. La transition n’est pas aisée. Y a des trucs qu’il n’est pas évident de réaliser : par exemple, le fait que je n’aie JAMAIS mis de crème hydratante sur mon ventre. Je veux dire, c’est la partie de moi que j’aime le moins, je le trouve inutile, moche, flasque et puis il me gêne quand je me penche, c’est chiant. Mais de là à pas en prendre soin, et sans s’en rendre compte ? Pourquoi ? J’ai vraiment certaines parties de mon corps en horreur, c’est une chose.
J’ai aussi une bonne partie de ma personnalité en horreur, mais ça je dirais que je lutte toujours après mes 12 ans de boulimie NULLE.
Mais bon, comme je le dis, à chaque fois c’est un peu moins dur, alors ça va. J’ai fait des progrès, j’ai avancé, et je continue d’avancer. C’est tout ce qui compte. Par exemple dimanche dernier, j’ai testé l’escalade (après 12 ans sans en faire), et je suis arrivée sans trop d’efforts en haut du mur de 7m. Et ça, c’est que moi qui l’ai fait, même avec un gros cul dans le baudrier.

Deuxièmement (car non, c’est pas fini), j’ai réalisé récemment, même si je m’en doutais un peu déjà, que j’étais seule, sur ce chemin. Seule avec mes bouts de bois et mes ronces et mes orties et mes catastrophes naturelles. Alors c’est pas pour faire ma calimero, hein, y a des tas de chouettes gens qui ont envie de me soutenir, et de m’accompagner. Mais quand tu te lances dans un défi personnel qui a tellement de zigouigoui chiants qui dépassent de partout, t’es le seul à pouvoir comprendre combien t’en as chié/t’en chies/tu vas en chier.

Il s’agit pas du bikini body de Biba, il s’agit de réinventer complètement ses réflexes et son mode de vie, de faire des erreurs et de se dire que bon après tout c’est pas si grave, on ajuste et on y retourne ! De voir que finalement, certaines solutions, certaines décisions ne sont pas forcément les mieux adaptées. Donc, ben, on ajuste, et on y retourne !

Je vis avec un type relativement compréhensif. Qui connaît mon histoire et les conséquences qu’elle peut encore avoir sur moi, en surface. Malgré tout, il ne peut pas prendre en compte toutes les aspérités de cette histoire, toutes les nuances qu’elles apportent à mes choix et à mon comportement en général. Il ne peut pas comprendre, justement, le premier point cité au-dessus : comment comprendre qu’on peut se détester à ce point, mais avancer quand même et se relever chaque fois qu’on retombe, et sourire entre les larmes qui font dégueuler le mascara ?
Je ne dis pas qu’on est tous pareils, mais je reste persuadée que je suis seule sur ce chemin, et que c’est nécessaire, pour avancer.

N’oublie jamais que c’est toi qui prends tes décisions. Personne ne te force à rester couché. Personne ne t’oblige à faire ce que tu as VRAIMENT envie de faire. C’est toi, qui te pousses au cul, c’est toi qui décide d’aller courir ou de renoncer à la bouffe de merde. C’est toi qui décide d’aller mieux, quoiqu’il t’en coûte. Personne ne le fera à ta place. C’est toi qui mène ta barque.
Les autres ne reçoivent que d’agréables dommages collatéraux. Les petits veinards.

Ps : désormais je suis blonde, presque.

 

Les fugues

Ce week-end j’aurais du bloguer mais bon, J’ETAIS A BUDAPEST LES AMIS. Escapade de 3 jours avec monsieur, vers l’Est où il a fait bien bon, et où, je vous le donne en mille, on a bien bu et bien mangé.

homer eating

Je vais me permettre de te donner un conseil, si comme moi quand tu pars en vacances c’est essentiel pour boire et manger des trucs nouveaux. NE CULPABILISE PAS. Et détends-toi. Arrête de penser à ce que dira la balance à ton retour, parce qu’à ton retour, tu ne VAS PAS TE PESER. Tu vas reprendre tes bonnes habitudes rapidement, manger léger les quelques jours qui suivent et tu verras que le gras ingurgité ne restera pas planqué dans tes plis. Et tu pourras te peser sereinement. De rien.

Evidemment ça marche pour les week-ends, hein. Si tu pars deux semaines, bon, profites-en et goinfre-toi des bonnes choses locales, mais essaies de t’aménager des pauses quand même. Il s’agirait de pas flinguer ton système digestif (et tes plis). Tout est question d’équilibre, et au bout du compte on finit par le trouver naturellement.

Du coup, quelques illustrations du manger et du boire :

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Du gras (SI BON)
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Kurtoskalacs (SI BON)
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Du saumon qui grille (SI BON)
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Une dame qui met du goulash dans du pain
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Vin et palinka

Sinon, ça va. Je te refais un point de situation bientôt mais on retrouve les réflexes et on se prépare un plan de sport AUX PETITS OIGNONS. Je sais, que personne dit encore aux petits oignons. Moi si.

Presque paresse

Bon, après plusieurs semaines de patience et de grommellements en descendant de la balance, celle-ci a décidé que j’avais suffisamment attendu et affiche désormais 3 kilos en moins.
chandler dance

Du coup je reste paisible et je continue d’y aller sans pression (la pression est l’ennemie de ma productivité, en règle générale). Cela dit j’ai coché la case « sport » dans mon bingo de remise en forme. Je me suis réveillée en même temps que monsieur, qui partait travailler (hin hin hin) et comme je me sentais fraiche et dispose (au moins ça) et que les rayons d’un joli soleil passaient au travers des rideaux, je me suis levée et j’ai enfilé mes baskets ! J’ai la chance d’habiter à 300m du Bois de Vincennes, de ses lacs et de sa volaille qui fait kwak kwak par-dessus ma musique <3.

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Bon, c’était relativement DOUX comme reprise. Même pas 3 kilomètres, avec 3 petites pauses marche rapide. Mais considérant que la dernière fois que j’ai couru, c’était pour Odyssea avec la dame Angel en octobre dernier, et que depuis je me suis larvée dans les trucs d’adultes (déménagement/emménagement) et que je suis passée par la fameuse grippe, et LA FLEMME, ben je suis pas mécontente car mon allure est pas si dégueu. Et puis bon, on ne va pas se mentir, si ça s’est bien passé, c’est aussi parce que je courais après CECI :

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Meilleur petit-déjeuner du MONDE (ex-aequo avec plein d’autres petit-déjeuners)

Pancakes maison (j’ai préparé la pâte avant d’aller courir, le temps que ça fasse des bubulles à la surface), avec sirop d’érable, confiture fraise-menthe et beurre salé. Café noir (classique) et jus d’orange/passion frais pressé. Je t’assure, si t’as un bon presse-agrumes, tu coupes le fruit de la passion, et tu le presses (un peu longtemps pour que le bouzin appuie bien sur les grains et la pulpe) et ça donne un goût sucré parfait au jus d’orange.

Prochaine étape de la journée : le marché, et une après-midi au soleil. Et demain je ne travaille pas. Paisible, je te dis !

Le week-end de la peur

Tu te souviens, la semaine dernière j’avais réussi le grand chelem de la bouffe équilibrée ! Du vendredi soir au dimanche soir, rien que du sain et du sans-excès.

Ben ce week-end, c’était combo dîner d’anniversaire du monsieur et brunch du dimanche avec des amis. Spoiler : je m’en suis bien sortie ! Samedi soir, dîner dans la famille de monsieur, donc. Avec au menu du poisson « parce qu’on sait que tu manges pas de viande, donc saumon ».

lady-gaga

En gros j’ai zappé l’apéro, dégusté le poisson et le riz, grignoté un morceau de fromage et avalé un morceau de gâteau aux fruits. Et en rentrant j’avais faim, ce qui veut bien dire que j’ai pas abusé sur les portions.

Quand au brunch d’hier midi, BON. Un peu plus compliqué mais au final je crois que j’ai mangé : 2 viennoiseries, 2 pancakes au sirop d’érable, une tartine fromage frais saumon fumé, un peu de pain/confiture, un peu de fromage, une part de cake coco/citron vert. Et hier soir, soupe thaï maison. Bon et finalement, 1,4 en moins sur la balance ENFIN.

J’t’avais dit, hein, la patience, tout ça. En vrai c’est pas compliqué, la dynamique est réellement là, donc j’en profite.

Je pense que cette semaine je vais reprendre le sport, doucement. Je commence à me sentir mieux et à retrouver l’envie de bouger. Alors probablement mercredi…

rocky

En attendant j’ai plusieurs articles sur le feu : le petit-déjeuner (<3), la gestion du déjeuner, des repas à l’extérieur, et la grossophobie ordinaire. J’avais jamais abordé ça ici, mais les gens qui agissent différemment avec toi parce que t’es grosse, ça existe encore quand t’es adulte.

 

Eloge de la patience

La patience, c’est quand tu t’efforces de reprendre tes anciens réflexes depuis plus de deux semaines, et que tu ne vois aucune évolution sur la balance.

Je connais à peu près tous les mécanismes et obstacles des « régimes », donc pas d’affolement ni de découragement. L’eau, les hormones, le stress, etc. Tout ça peut influer, en plus parfois de quelques soucis, conscients ou non, de contrôle des portions, de grignotage-dont-on-se-dit-que-c’est-pas-si-grave, etc.

C’est frustrant, j’ai grogné en grimpant sur la balance, mais bon, j’en suis descendue et je suis allée préparer le petit-déjeuner, quoi. La pa-tience, je te dis. En attendant, je suis sur le chemin du *WEEK-END PARFAIT*.

angel

Sur le plan bouffe, hein. Pour le sport, on va attendre un peu (très grosse fatigue). Je te fais une petite liste :

  • Vendredi soir : soupe carotte-orange
  • Samedi matin : Tartines, jus, café
  • Samedi midi : sandwich fromage frais-sardine
  • Samedi soir : soupe carotte-coco
  • Dimanche matin : Tartines, jus, café (bis)
  • Dimanche midi : crevettes marinées citron vert coco & boulgour

Note que j’ai rentabilisé mes carottes, et que je me découvre une passion pour la soupe de carottes : c’est doux, c’est sucré, et on peut ajouter ce qu’on veut. Bref.

Le tout arrosé de fruits, de yahourts au soja et d’une ration de pain particulièrement raisonnable. Et AUCUN GRIGNOTAGE. Il me reste ce soir pour faire le grand chelem de la bouffe correct du week-end… Tu y crois ?

En attendant, entre hier au supermarché et ce matin au marché, j’ai fait le plein pour la semaine. Au programme : du panais, des brocolis, des CAROTTES, des pommes, une montagne de kiwis, des oranges, de la coco, des poireaux, du cabillaud, de la patate douce… Et j’ai acheté des fleurs pour fleurir mon appartement, ouiiii !

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Bon, notez que mon appartement reste jamais très longtemps fleuri/feuillu : Jean-Jacques et Serge sont là pour s’assurer de tout saccager dans les 2 jours. Mais ce sont 2 jours de bien-être par semaine auxquels je ne renoncerai pas.

En fait je passe un week-end plutôt serein et reposant. Et ça fait du bien, après des semaines à courir partout/lutter contre la grippe. Et puis la lumière de bientôt-Mars qui rentre dans l’appartement et qui éclaire tout, y compris mes chats qui siestent, ça me rend positivement flagada. Paisible.

Allez, je te laisse avec une photo de Serge dans son spot préféré : mon bac à écharpes.

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Fils rouges

J’essaye d’avoir des fils rouges, dans ma vie en général. Si j’aime les sorties de route, j’aime mes routines d’un amour pur et inconditionnel. Je suppose que tout le monde a besoin de repères.

Dans mon cas, je me sens vite perdue et stressée si je n’ai pas mes moments de routine pour m’y retrouver (c’est un peu bizarre et on dirait que je suis zinzin, dit comme ça)(peut-être bien que je suis zinzin). Le problème c’est que j’ai déménagé récemment. Pour la bonne cause, en me rapprochant de mon travail – et de Paris donc, et j’en suis ravie, on se fait bien à ce nouveau lieu ! Mais j’ai perdu toutes mes routines, et du coup je suis PAUMEE.

wth

Le truc positif c’est que paradoxalement… J’adore me faire des nouvelles routines. Parce que J’AIME LE CHANGEMENT DE ROUTINE.

Zinzin. 

Dans tous les cas, j’essaie d’intégrer mes vieux réflexes à mes nouvelles routines. Intégrer le sport (difficile en ce moment avec mes angines et autres virus à répétition mais j’y travaille), la préparation des repas… Rendue plus facile grâce à l’arrivée de la cuisine après 1 mois d’attente et de camping à base de micro-ondes, de livraison et de salades.

Préparation d'une soupe avec les 2 commis les plus mignons du monde environ
Préparation d’une soupe avec les 2 commis les plus mignons du monde environ

Et au passage une jolie soupe que j’ai préparée la semaine passée : soupe patate douce/coco/citron vert (j’ai chipé la recette chez la merveilleuse Edda).

Soupe de fin d'hiver
Soupe de fin d’hiver

Pour 2 : 1 grosse patate douce et 1 carotte épluchées, que l’on fait cuire gentiment dans 20 cl de lait de coco et autant de bouillon qu’il faut pour recouvrir largement tout ça. Quand les légumes sont tendres, mixer et assaisonner avec du sel, du poivre et le jus d’un citron vert. Et c’est franchement très bon, la soupe réconfort-type de quand on a eu une sale journée et qu’on a besoin de douceur.

Espérons que le prochain post sera dénué de tout virus, et causera un peu de sport. La bisette !